Impact des antiagrégants plaquettaires sur la durée de séjour des patients opérés d’une résection transurétrale de tumeur de vessie - 28/10/16

Résumé |
Objectifs |
La résection transurétrale de tumeur de vessie (RTUTV) est considérée comme un acte chirurgical à risque hémorragique modéré voir élevé selon les référentiels. Le nombre de patients sous antiagrégants plaquettaires (AAP) ne cessant de croître, nous avons voulu en évaluer l’impact sur les suites des patients bénéficiant d’une RTUTV programmée.
Méthodes |
Étude de non-infériorité, rétrospective, sur 450 procédures consécutives réalisées entre avril 2013 et juin 2015. Les patients étaient répartis selon 2 groupes : naïfs ou AAP. Le critère de jugement principal était la durée moyenne de séjour (DMS). La borne de non-infériorité était définie à 1 jour (j). Une analyse en sous-groupe comparait séparément la prise d’acide acétyl-salicylique (AAS) et celle de clopidogrel. Une analyse multivariée a été réalisée pour chercher les déterminants d’une DMS longue.
Résultats |
Un total de 325 RTUTV ont été incluses, 117 sous AAP (dont 85 AAS et 32 clopidogrel) et 208 naïfs (117 consécutifs analysés). La DMS était de 2,5 j (naïfs) vs 2,9j (AAP), soit une absence de différence clinique. L’analyse en sous-groupe retrouvait des DMS de 2,6 j (AAS) et 3,7 j (clopidogrel). La prise de clopidogrel OR=4,1 [1,7–9,6], la durée et la profondeur de résection, ressortaient comme déterminants d’une DMS longue en analyse multivariée. La gestion périopératoire des AAP était conforme aux pratiques recommandées.
Conclusion |
La DMS des patients sous AAP n’était pas cliniquement différente de celle des patients naïfs. Ce résultat était identique pour les patients sous AAS. En revanche, le clopidogrel augmentait la durée de séjour et posait la question de sa gestion périopératoire.
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Vol 26 - N° 13
P. 704 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


