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Discordance entre les recommandations et la pratique quotidienne dans la prise en charge des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.076 
A. Aziz 1, P. Bes 2, A. Masson-lecomte 3, N. Barry-delongchamps 4, M. Rouprêt 5, S. Shariat 6, B. Qvick 2, E. Xylinas 7,
1 Hambourg, Hambourg, Allemagne 
2 Ipsen Pharma, Boulogne-billancourt, France 
3 Henri-Mondor, Créteil, France 
4 Hôpital Cochin, Paris, France 
5 Pitié-Salpétrière, Paris, France 
6 Vienna, Vienna, Autriche 
7 Hôpital Cochin Port-Royal, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Décrire les pratiques des urologues européens en termes de diagnostic, traitement et suivi des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM). Évaluer la concordance des pratiques avec les recommandations des associations européenne (EAU) et française d’urologie (AFU).

Méthodes

Nous avons mené une étude en ligne auprès de 498 urologues européens de neuf pays dont 75 français entre septembre et octobre 2013. Les urologues étaient interrogés sur l’utilisation des outils diagnostics, de la stratification par risque, leurs pratiques de résection, les options de traitement adjuvant et le suivi. Un intérêt particulier était porté au suivi des recommandations.

Résultats

Les urologues européens ont déclaré suivre en grande majorité les recommandations de l’EAU (87–97 %). La cystoscopie et l’échographie vésicale sont le plus utilisées pour le diagnostic (jusqu’à 97 %). La cytologie urinaire est moins prescrite (20–61 %). Concernant la stratification par risque, la plupart des urologues a stratifié une tumeur unique/pTa/bas grade comme à bas-risque (69 %). Les caractéristiques associées à une tumeur à haut risque étaient bien reconnues (T1, haut grade, cis) (88–100 %). Une instillation postopératoire de chimiothérapie était réalisée de manière disparate (28–88 %). Tous les patients à haut risque ne se voyaient pas systématiquement proposé une re-résection (55–80 %). Un traitement d’entretien par BCG est administré dans 22–57 % des cas. Concernant la surveillance, les tumeurs à bas-risque sont souvent surmonitorées alors que les tumeurs à haut risque sont sous-monitorées (concordance de 28–60 % avec les recommandations EAU).

Conclusion

Les urologues européens déclarent suivre les recommandations de l’EAU dans leur pratique quotidienne des TVNIM. Alors que la stratification par risque a été adoptée, l’adhésion aux recommandations concernant l’administration de traitement adjuvant et la surveillance semblent plus hétérogènes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 704-705 - novembre 2016 Retour au numéro
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