L’obésité avec un IMC > 30 n’est pas une contre-indication à la néphrectomie laparoscopique chez le donneur vivant - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
L’épidémie d’obésité ne cesse d’augmenter dans le monde et touche progressivement le réservoir de potentiels donneurs pour des greffes à donneurs vivants (DV). L’Agence de biomédecine ne recommande pas de prélèvement chez les donneurs ayant un IMC>30. Cette étude cherche à savoir si l’IMC a un impact sur la réalisation, les suites des néphrectomies laparoscopiques (NT) et les résultats des greffes à DV.
Méthodes |
Cette étude rétrospective incluait tous les patients (donneurs et receveurs) impliqués dans le processus de GDV. Toutes les NT étaient réalisées par voie laparoscopique transpéritonéale par le même opérateur. Les couples donneurs–receveurs ont été classés en 3 groupes selon la valeur de l’IMC du donneur : groupe IMC normal (IMC<25kg/m2), groupe surpoids (25<IMC<30kg/m2) et groupe obèse (IMC>30kg/m2). Toutes les complications ont été relevées chez les donneurs. Les critères opératoires de la NT, les critères biologiques des donneurs et receveurs ont également été répertoriés. Le critère de jugement principal était la survenue d’une complication postopératoire pour le donneur.
Résultats |
Quatre-vingt-huit patients (44 donneurs et 44 receveurs) participaient au programme de DV entre décembre 2012 et juillet 2015 (20 dans le groupe IMC normal, 17 dans le groupe surpoids et 7 dans le groupe obèse). Les 3 groupes étaient comparables concernant les caractéristiques de l’intervention (temps opératoires moyens, temps d’ischémie chaude, pertes sanguines, diurèse, remplissage). Concernant la survenue d’une complication, seule l’infection du site opératoire (ISO) était liée à un IMC>30 (p=0,04) (Tableau 1). Toutes les ISO se résolvaient sous traitement médical, aucune n’a nécessité de reprise chirurgicale (Tableau 2). Pour les données à moyen terme, les créatininémies à 1 an des donneurs et des receveurs étaient comparables dans les 3 groupes. Les retards de reprise du greffon (nécessité d’au moins une séance d’hémodialyse pour le receveur) n’étaient pas différents (Tableau 3).
Conclusion |
Nous observions un nombre plus important d’ISO mais les paramètres opératoires, cliniques et biologiques postopératoires du donneur et du receveur n’étaient pas différents de ceux des donneurs avec un IMC<30. L’étude de la répartition de la graisse intrapéritonéale, serait un facteur de risque chirurgical plus intéressant dans notre stratégie de sélection des donneurs potentiel pour la GDV.
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Vol 26 - N° 13
P. 708 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



