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Évaluation des facteurs de risque de transplantectomie précoce en transplantation rénale - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.089 
A. Guillaume , J. Bernhard, K. Leffondre, R. Kabore, V. Queruel
 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Les transplantectomies réalisées dans le mois suivant la greffe représentent un véritable échec pour les équipes médicochirurgicales spécialisées en transplantation rénale et une perte de greffon non acceptable dans le contexte actuel de pénurie. L’objectif de notre étude était d’évaluer les facteurs de risques de transplantectomie précoce (TP).

Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement l’ensemble des greffes rénales effectuées chez des receveurs majeurs dans notre centre entre janvier 2006 et décembre 2011. Les données recueillies concernaient les caractéristiques du receveur, du donneur et du greffon, la procédure opératoire, les complications postopératoires précoces et la survie du greffon. La recherche de facteurs de risque a été menée en analyse univariée.

Résultats

Un total de 707 cas de transplantations rénales ont été analysés. Les receveurs, de sexe masculin dans 67 % des cas, étaient âgés de 51±-13,36ans, avaient un IMC de 24,43±4,24. Ils étaient 41 % de fumeurs, 12,5 % de diabétiques. Les donneurs étaient âgés de 49±15ans, vivants dans 6,5 % des cas. 28 patients ont été transplantectomisés dans les 30 premiers jours. Leur rang de greffe était plus élevé (p=0,029). En peropératoire, la survenue d’une complication vasculaire (p=0,027) et la nécessité d’une transfusion (p=0,047) étaient significatives. En postopératoire, un hématome de loge (p=0,001) ou toute complication pariétale (p=0,004) entraînait un risque de TP. La survenue d’une complication vasculaire aggravait aussi considérablement le pronostic (OR=44,75, IC95 % : 16–123, p<0,001). L’IMC du receveur, son état vasculaire et la durée d’ischémie froide n’étaient pas significatifs.

Conclusion

Plus que les caractéristiques propres du receveur ou du donneur, la survenue d’une complication vasculaire per ou postopératoire semble impacter profondément la survie du greffon. Les chirurgiens doivent donc porter une attention toute particulière à ce temps opératoire qui conditionne la réussite de la transplantation rénale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 711 - novembre 2016 Retour au numéro
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