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Association entre la perte précoce de la greffe et la présence des anticorps IgA préformes dirigés contre ?2 glycoprotéine I - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.094 
F. De la Rosa Kehrmann 1, L. García González 1, , M. Pamplona Casamayor 1, A. Rodríguez Antolín 1, J. Duarte Ojeda 1, F. Villacampa Aubá 1, J. Medina Polo 1, E. González Monte 2, A. Serrano 3, J. Passas Martínez 1
1 Servicio de Urología, Hospital Universitario 12 de Octubre, Madrid, Espagne 
2 Servicio de Nefrología, Hospital Universitario 12 de Octubre, Madrid, Espagne 
3 Servicio de Inmunología, Hospital Universitario 12 de Octubre, Madrid, Espagne 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Dans l’ère de l’immunosuppression, la perte précoce du greffon est surtout causée par thrombose veineuse. La prévalence des anticorps IgA anti-β2 glycoprotéine I (IgA-aβGPI) chez les patients en hémodialyse est élevée (> 30 %) et ces anticorps sont corrélés à la morbimortalité cardiovasculaire. L’objectif de cet étude est d’analyser la relation entre la perte précoce du greffon et les anticorps (IgA-aβGPI).

Méthodes

Afin d’analyser l’effet des anticorps IgA-aβGPI chez les patients greffés, nous avons réalisé un suivi prospectif pendant dix ans de 269 patients ayant reçu une greffe entre las années 2000 et 2002 à notre hôpital. La présence des anticorps IgA-aβGPI pré-transplantation fut examinée rétrospectivement.

Résultats

Nous avons retrouvé des anticorps IgA-aβGPI dans le sérum chez 89 patients (33 %, groupe I) ; dans le reste de patients nous n’avons pas retrouvé d’anticorps (67 %, groupe II). La perte du greffon six mois après la transplantation a été plus importante dans le groupe I (10/89 versus 3/180 dans le groupe II, p=0,002). La thrombose vasculaire a été la cause plus fréquente de la perte du greffon (10/89 dans le groupe I, 0/3 dans le groupe II, p=0,04). L’analyse multi-variante démontre que la présence des anticorps IgA-aβGPI est un facteur de risque indépendant de perte précoce du greffon (p=0,04) et de retard de la fonction primaire (p=0,04). En ce qui concerne la survie du patient il n’y a pas de différence entre les deux groupes. La survie du greffon après six mois a été comparable.

Conclusion

Les patients ayant des anticorps IgA-aβGPI prétransplantation ont un plus haut risque de perte précoce du greffon due à une thrombose vasculaire, et de retard de la fonction primaire. La présence des anticorps IgA-aβGPI peut déterminer un effect négatif sur les résultats initiaux après la transplantation rénale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 713 - novembre 2016 Retour au numéro
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