Sécurité et résultats oncologiques de la néphrectomie partielle robot assistée (NPRA) de tumeurs rénales pT1b/pT2a - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
NPRA ; son indication ne cesse de s’étendre à des tumeurs à la fois plus grandes et plus difficiles d’accès. L’objectif de cette étude est d’évaluer la sécurité et les issues oncologiques de la NPRA pour des tumeurs pT1b/pT2a versus pT1a.
Méthodes |
Analyse rétrospective de toutes les tumeurs rénales traitées par NPRA de décembre 2009 à mai 2016 au sein de la même institution. Quatre-vingt-dix-huit patients étaient opérés par NPRA. Quatre patients (1 dans le groupe pT1a (1,3 %) et 3 dans le groupe pT1b/pT2a (15 %) étaient convertis par laparotomie) retirés de l’analyse. La taille, l’âge, le temps d’ischémie chaude, le score de PADUA, les pertes sanguines, le temps opératoire, les complications postopératoires, les marges chirurgicales et la durée de séjour étaient évalués. Les images préopératoires étaient révisées pour calculer le score de PADUA. Le stade tumoral était déterminé en fonction des résultats pathologiques définitifs.
Résultats |
79 % (n=74) patients dans le groupe pT1a et 21 % (n=20) dans le groupe pT1b/pT2a. Aucune différence significative concernant la taille tumorale, l’âge, le temps d’ischémie, les pertes sanguines et le taux de complications postopératoires entre les deux groupes (cf. Tableau 1). Score de PADUA était sensiblement inférieur dans le groupe pT1a que dans pT1b/pT2a (p<0,003). La durée opératoire moyenne était significativement plus courte dans le groupe pT1a (254±86minutes vs. 300±61minutes ; p=0,005). Onze pour cent des pT1a avaient une marge chirurgicale positive, alors que tous les pT1b/pT2a étaient réséqués en marge saine (p=0,12). Le temps de séjour moyen avait tendance à être plus court dans le groupe pT1a mais sans signification statistique (4,4±1,8 vs 5±1,9jours ; p=0,11).
Conclusion |
NPRA permet une morbidité périopératoire minimale, une sécurité sur le plan chirurgical et oncologique pour les cancers rénaux pT1b/pT2 techniquement accessibles ; même si le temps opératoire est plus long par rapport au pT1a. Notre étude montre que les patients peuvent bénéficier d’une approche chirurgicale minimale invasive pour les pT1b/pT2a.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 714 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



