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Peut-on éviter l’entérocystoplastie d’agrandissement en cas d’échec d’une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique chez un patient spina bifida ? - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.112 
B. Peyronnet 1, , G. Amarenco 2, M. De seze 3, B. Schurch 4, A. Even 5, G. Capon 6, M. Baron 7, J. Hascoet 1, E. Castel-lacanal 8, C. Lenormand 9, X. Biardeau 10, C. Maurin 11, L. Monleon 12, F. Marcelli 10, M. Perrouin-verbe 9, C. Allenet 6, J. Cornu 7, P. Mouracade 13, J. Boutin 12, C. Saussine 13, P. Grise 7, L. Lenormand 9, J. Kerdraon 14, E. Chartier-kastler 15, G. Karsenty 11, P. Denys 5, A. Manunta 1, X. Gamé 8
1 CHU de Rennes, Rennes, France 
2 Hôpital Tenon, Paris, France 
3 Clinique Saint-Augustin, Bordeaux, France 
4 CHU Lausanne, Lausanne, Suisse 
5 Hôpital Raymond-Poincaré, Garches, France 
6 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
7 CHU de Rouen, Rouen, France 
8 CHU de Toulouse, Toulouse, France 
9 CHU de Nantes, Nantes, France 
10 CHU de Lille, Lille, France 
11 CHU de Marseille, Marseille, France 
12 CHU de Tours, Tours, France 
13 CHU de Strasbourg, Strasbourg, France 
14 Centre de Kerpape, Lorient, France 
15 Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Il n’existe à ce jour aucune donnée sur la prise en charge de l’échec d’une première injection intra-détrusorienne de toxine botulique chez les patients spina bifida. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats des réinjections et de comparer l’efficacité des différentes stratégies de réinjection chez les patients spina bifida en échec d’une première injection de toxine botulique.

Méthodes

Tous les patients spina bifida ayant eu au moins une injection intra-détrusorienne de toxine botulique (IDBTX) entre 2002 et 2016 dans 14 centres francophones ont été inclus dans une étude rétrospective. Seul les patients avec un échec de la première injection ont été inclus dans cette étude. L’échec était défini comme la persistance soit des urgenturies, soit de l’incontinence urinaire, soit de l’hyperactivité détrusorienne. La stratégie de prise en charge variait en fonction des centres : réinjection de la même toxine à la même dose, réinjection de la même toxine à un dosage plus élevé, changement de toxine (« switch ») ou entérocystoplastie d’agrandissement.

Résultats

Parmi une cohorte de 125 patients, 40 patients en échec d’une première injection intra-détrusorienne ont été inclus (32 %). Les injections sont restées inefficaces chez 63 % des patients malgré une à quatre réinjections, et deux autres patients ont eu une efficacité pendant quelques injections avant d’échapper : 70,4 % ont ainsi finalement eu une entérocystoplastie d’agrandissement. Ainsi 48,1 % des patients ont eu des injections efficaces à un moment de leur prise en charge, 40,7 % avaient des injections toujours efficaces à la fin de la période d’étude, dont 3 chez qui l’efficacité n’était que partielle (efficacité clinique mais pas urodynamique), soit seulement 25,9 % des patients avec une efficacité satisfaisante et durable. Aucun patient ayant été en échec des 3 premières injections n’a finalement répondu.

Conclusion

Les stratégies de « manipulation toxinique » et de réinjections semblent peu efficaces chez les patients spina bifida en échec d’une première injection de toxine botulique ne permettant d’obtenir un résultat satisfaisant que chez 25,9 % d’entre eux ce qui pourrait plaider pour un recours plus rapide à l’entérocystoplastie d’agrandissement chez ces patients.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 722-723 - novembre 2016 Retour au numéro
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  • Injections intra-détrusoriennes de toxine botulique chez l’adulte spina bifida : résultats d’une étude multicentrique
  • B. Peyronnet, A. Even, A. Verrando, G. Capon, M. De Seze, J. Hascoet, C. Lenormand, C. Maurin, X. Biardeau, L. Monleon, E. Castel-lacanal, F. Marcelli, M. Perrouin-Verbe, C. Allenet, P. Mouracade, M. Baron, J. Boutin, C. Saussine, P. Grise, L. Lenormand, E. Chartier-Kastler, J. Cornu, G. Karsenty, B. Schurch, P. Denys, A. Manunta, G. Amarenco, X. Gamé
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  • Intérêt des facteurs neurotrophiques comme biomarqueurs urinaires de l’hyperactivité du détrusor chez les patients atteints d’une pathologie neurologique
  • S. Sanson, E. Castel lacanal, E. Huyghe, B. Malavaud, P. Rischmann, M. Soulié, B. Malavaud, X. Gamé

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