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Intérêt des facteurs neurotrophiques comme biomarqueurs urinaires de l’hyperactivité du détrusor chez les patients atteints d’une pathologie neurologique - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.113 
S. Sanson , E. Castel lacanal, E. Huyghe, B. Malavaud, P. Rischmann, M. Soulié, B. Malavaud, X. Gamé
 CHU Rangueil, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SHV) et l’hyperactivité du détrusor (HD) sont fréquents chez les patients atteints d’une pathologie neurologique. Ils ont un retentissement social important et nuisent à la qualité de vie. Leur diagnostic nécessite la réalisation d’explorations urodynamiques invasives et coûteuses potentiellement responsable de complications. L’objectif était d’évaluer l’intérêt du taux urinaire de NGF et de BDNF comme biomarqueurs de l’hyperactivité du détrusor.

Méthodes

Entre juin 2014 et avril 2015, 90 patients ont été inclus, 55 dans le groupe des patients ayant une pathologie neurologique et 35 dans le groupe des patients indemnes de pathologie neurologiques. Les données cliniques et urodynamiques ont été recueillies de façon prospective et les taux urinaires de NGF et BDNF ont été mesurés en utilisant la méthode Elisa (MyBioSource, MBS175806, MBS176010, États-Unis).

Résultats

Les taux urinaires de NGF et de BDNF n’étaient pas statistiquement différents entre les patients ayant un SHV avec HD et les patients ayant un SHV sans HD, respectivement pour NGF (3,19±4,46pg/mL et 1,98±2,99pg/mL, p=0,1942) et BDNF (36,31±38,26pg/mL et 45,28±50,76pg/mL, p=0,4620) (Fig. 1). Il n’y avait pas de différences en fonction du statut neurologique. Les traitements par anticholinergique ou injection intra-détrusorienne de toxine botulique n’avait pas d’impact sur les taux urinaires de NGF et BDNF.

Conclusion

Ces résultats préliminaires montrent que les niveaux de NGF et BDNF urinaires ne sont corrélés ni à la symptomatologie urologique ni au statut neurologique. Il semble nécessaire de poursuivre la recherche de nouvelles molécules pouvant être utilisées en routine comme biomarqueur de l’hyperactivité détrusorienne.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 723 - novembre 2016 Retour au numéro
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