Évaluation oncologique et fonctionnel de la prostatectomie totale dans le cancer de la prostate chez l’homme de moins de 55 ans - 28/10/16
, T. Prudhomme, V. Tostivint, M. Thoulouzan, N. Doumerc, M. Roumiguié, E. Huyghe, M. Soulié, X. Gamé, P. Rischmann, J. BeauvalRésumé |
Objectifs |
Le CaP est considéré comme une maladie de l’homme âgé. Cependant, ce cancer peut atteindre les hommes jeunes (<55ans), la prévalence étant de 0,064 % entre 49–54ans. L’objective de cette étude est d’observer de façon rétrospective les résultats oncologiques et fonctionnels des PT de patients<55ans vs≥55ans.
Méthodes |
Entre 2010 et 2015, au CHU de Toulouse, 88 patients âgés<55ans (41–54,9ans) étaient traité par PT contre 747≥55ans (55–78,6ans), soit 10,4 %. Les groupes étaient comparés et analysés sur leur résultats préop (PSA, Gleason biopsie, cTNM,) et postopératoire (Gleason pathologique, curage, récidives, marges, continence, préservation nerveuse, érection) par des test de Student et Chi2.
Résultats |
Respectivement dans le groupe<55ans vs>55ans les groupes étaient comparables sur les cTNM, le score de Gleason biopsie (65,5 %≥G7 vs 55,17 %≥G7, p=0,058), ainsi que sur les données postopératoires avec les stades pTNM, le pSG≥7 (77,3 vs 81,7 %, p=0,31), le taux de Curage (71,6 vs 76,9 % p=0,29), les marges positives (20,5 % vs 18,1 %, p=0,21), récidives biologiques (9,0 % vs 6,2 %, p=0,36) traitement adjuvant (20,7 vs 18,6 %, p=0,66). Les<55ans avaient plus de préservation nerveuse (84,3 vs 72,8 %, p=0,028). Avec un suivi médian de 18 mois, la continence postopératoire était de 73,7 % vs 69,4 % (p=0,23). Les érections étaient présente chez 64,6 vs 54,7 % (p=0,0003). Chez les patients ayant eu une préservation nerveuse 81,4 vs 63,7 % avaient des érections postopératoire (p=0,0074).
Conclusion |
Le CaP chez l’homme jeune représente 10,4 % des patients traités par PT. Ces 2 groupes présentent des résultats oncologiques similaires mais fonctionnels différents en faveur du groupe<55ans. Ces patients présentent une continence non statistiquement différente mais plus d’érection postopératoire. Cette population profite d’avantage de la préservation nerveuse sous réserve d’un suivi insuffisant.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 727 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


