Réadmissions après chirurgie urologique : étude transversale française sur une période de 3 ans - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
Peu de données existent concernant les taux de réadmissions en France après une intervention chirurgicale programmée. Notre objectif était d’évaluer les taux de réadmissions après une chirurgie urologique programmée sur une période de 3ans en France, et d’identifier les facteurs prédictifs de réadmissions, notamment le volume d’activité urologique de chaque établissement, le volume d’activité de chirurgie ambulatoire et le statut administratif de l’établissement.
Méthodes |
Les données concernant les hospitalisations pour une chirurgie urologique programmée entre janvier 2010 et novembre 2012 en France ont été extraites du Programme de médicalisation des systèmes d’information (Tableau 1). Le critère de jugement principal était le taux de réadmissions dans les 30jours après l’intervention chirurgicale initiale. Des facteurs prédictifs de réadmissions ont été recherchés parmi lesquels le sexe, l’âge, la durée de séjour initial, le groupe homogène de malades (GHM), la pathologie concernée, le volume d’activité chirurgicale urologique globale et ambulatoire de l’établissement et le statut administratif de l’établissement.
Résultats |
Après exclusion des décès et des patients transférés durant le séjour initial, 423 393 patients ont été inclus dans la cohorte. Le taux global de réadmissions à 30jours était de 18,4 %. Le Tableau 2 présente les différents facteurs de risque de réadmissions après analyse univariée. Après analyse multivariée, la prise en charge en clinique privée était associée à un risque plus important de réadmissions à 30jours (clinique versus CHU : OR=1,64 [IC 95 % : 1,23–2,16], clinique versus GH et PSPH : OR=1,43 [IC 95 % : 1,16–1,76]). Les autres facteurs de risque indépendants de réadmissions étaient le sexe masculin (OR=1,82 [IC 95 % : 1,79–1,86]) et un GHM élevé (GHM3–4 versus GHM1–2 : OR=3,69 [IC 95 % : 2,96–4,61]).
Conclusion |
Le taux de réadmissions global après une chirurgie urologique est de 18,4 %, particulièrement élevé comparé à une moyenne nationale de 5,9 %, toutes chirurgies confondues. Ces données sont à mettre en perspective à un moment où les pouvoirs publics prônent un développement exponentiel de la chirurgie ambulatoire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 738 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



