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Validation d’un nouveau modèle de classification histologique du cancer de prostate - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.153 
A. Pichon 1, , Y. Neuzillet 2, H. Slaoui 3, C. Radulescu 4, V. Molinié 5, J. Raynaud 6, H. Botto 3, T. Lebret 1
1 Service d’urologie, hôpital Foch, université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines, Suresnes, France 
2 Département d’urologie, hôpital Foch, université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines, Suresnes, France 
3 Service d’urologie, hôpital Foch, Suresnes, France 
4 Service d’anatomopathologie, hôpital Foch, Suresnes, France 
5 Service d’anatomopathologie, CHU de Fort-de-France, Fort-de-France, France 
6 Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Epstein et al. ont proposé une nouvelle classification histologique des cancers de prostate afin de simplifier et pallier les limites du score de Gleason (SG). L’objectif de cette étude était de valider ce modèle dans une cohorte de patients traités par prostatectomie radicale (PR).

Méthodes

Étude rétrospective, monocentrique, incluant tous les patients opérés d’une prostatectomie radicale entre janvier 2007 et décembre 2009. Le suivi médian a été de 61,8 mois (3 à 107 mois). Le SG a été déterminé sur les biopsies de prostate (PBP) et sur les pièces de PR et validé par deux uropathologistes. Les patients ont été répartis en fonction des 5 groupes définis par Epstein pour les SG 6, 7 (3+4), 7 (4+3), 8 et 9–10. La survie sans récidive biologique (SSR) était évaluée en fonction du groupe histologique et de leur origine (PBP ou PR).

Résultats

Au total, 431 patients ont été inclus. Les caractéristiques de la population sont détaillées dans le Tableau 1 et la répartition des patients en fonction du grade dans le Tableau 2. La survie sans récidive biochimique en fonction de la classe histologique et du type de prélèvements est renseignée dans la Fig. 1. La SSR était supérieure dans le groupe 1 par rapport au groupe 2 que ce soit à partir de l’évaluation par PBP ou PR (respectivement p=0,0005 et p=0,0248). De même, la SSR du groupe 2 était meilleure que celle du groupe 3 (p=0,0113, p<0,0001). Enfin, il n’y avait pas de différence significative entre les groupe 3 et 4 probablement en raison d’un manque de puissance statistique (p=0,86 et p=0,11).

Conclusion

Nos résultats ont été comparables à ceux de Epstein et al. témoignant d’un pronostic inférieur des patients à partir du groupe 3. Cette classification permet donc de simplifier la classification des cancers de prostate en scindant les SG 7 en 2 groupes, anciennement 7 (3+4) et 7 (4+3), dont le pronostic sont clairement différents.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 742 - novembre 2016 Retour au numéro
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