Évaluation de la pratique de la TEP-choline chez des patients ayant un cancer de la prostate et impact sur le changement de stratégie thérapeutique - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
L’intérêt de la TEP scanner dans différentes situations cliniques reste controversé et les pratiques actuelles sont très hétérogènes. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pratique de la TEP à la 18F-Fluorocholine (TEP-choline) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate, et son impact éventuel sur le changement de stratégie thérapeutique.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective multicentrique incluant 183 patients ayant eu une TEP-choline pour un cancer de la prostate entre novembre 2014 et novembre 2015. L’âge médian était de 68,9 [50,7–92,5] ans et le PSA médian au moment de l’examen était de 4,94 [0,07–58,0] ng/mL. La décision de réaliser une TEP-choline était prise après discussion en RCP dans 33,3 % des cas (61/183) et l’examen était majoritairement prescrit par des urologues (dans 42,6 % des cas).
Résultats |
L’examen était demandé dans 3 indications principales : en cas de récidive biochimique après traitement local (57,4 %), pour le bilan d’extension initial (31,7 %) ou au stade de résistance à la castration (10,9 %). En situation de récidive biochimique, la TEP-choline a permis d’identifier un ou plusieurs foyers dans 84,8 % alors qu’il était négatif dans 15,2 % des cas. Les patients avec TEP-choline négative avaient un PSA médian significativement plus bas (1,17 versus 2,93ng/mL, p=0,0002). Pour les patients avec PSA>1ng/mL au moment de l’examen, le taux de détection était de 90 % (versus 53,3 % en cas de PSA<1ng/mL). Enfin, les résultats de la TEP-choline ont permis une restadification et un changement de stratégie thérapeutique dans 58,5 % des cas toutes indications confondues, et dans 64,8 % des cas en situation de récidive biochimique.
Conclusion |
Dans cette étude multicentrique reflétant la pratique actuelle, les indications de TEP-choline étaient variées. Le taux de détection était satisfaisant, notamment lorsque le PSA était>1ng/mL. Dans plus de la moitié des cas, la TEP-choline a entraîné un changement de stratégie thérapeutique, notamment en cas de récidive biochimique après traitement local.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 744 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



