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Sténoses de l’urètre au service d’urologie de l’hôpital général de Grand Yoff. Résultats des urétroplasties de 2001 à 2013 - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.158 
M. Ndoye 1, , L. Niang 1, I. Labou 1, M. Jalloh 1, S. Gueye 1
1 HOGGY, Dakar, Sénégal 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Les sténoses de l’urètre représentent un véritable problème de santé dans notre contexte de travail. La part de plus en plus fréquente des causes iatrogènes et des causes traumatiques rendent la prise en charge encore plus difficile. L’objectif de notre étude était de rapporter l’expérience du service d’urologie dans la prise en charge du rétrécissement urétral et de déterminer les facteurs qui influencent les résultats.

Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective, descriptive et analytique portant sur 91 patients opérés pour urétroplastie, entre février 2001 et septembre 2013. La saisie des données a été effectuée dans Excel®. L’analyse uni et multivariée a été faite avec le logiciel Stata. Les bons résultats étaient définis par un débit maximal supérieur à 15mL/s à la débimétrie, un urètre de perméabilité satisfaisante contrôlé en urétroscopie et/ou à l’urétrocystographie, l’absence de geste complémentaire (urétrotomie, dilatation) durant du suivi.

Résultats

La moyenne d’âge de nos patients était de 39,9ans [4–84]. Les sténoses étaient d’origine infectieuse dans 44 % des cas, suivies des causes traumatiques dans 28 % des cas et iatrogènes dans 19 % des cas. L’urétroplastie par anastomose termino-terminale a été réalisée chez 73,63 % de nos patients, suivie du procédé de Quartey dans 16,48 %. Après 6 mois de suivi, les meilleurs résultats ont été obtenus avec la technique d’urétroplastie par anastomose termino-terminale avec 62,5 % de bon résultats. Après un recul de 4ans, le taux de succès était de 58,2 %. La longueur de la sténose et la répétition des gestes sur l’urètre constituaient les 2 principaux facteurs d’échec. En analyse multivariée, la répétition du geste sur l’urètre augmentait la longueur de la sténose (p=0,0013).

Conclusion

L’amélioration de la prise en charge des sténoses de l’urètre doit passer par une meilleure formation des urologues à la chirurgie de la reconstruction. Mettre l’accent sur la prévention permettrait de réduire l’ampleur de cette pathologie avec ses conséquences fonctionnelles et leurs répercussions néfastes sur la qualité de vie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 745 - novembre 2016 Retour au numéro
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