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Toxine botulique A dans l’hyperactivité vésicale idiopathique : quelles pratiques dans le milieu urologique un an après l’AMM ? - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.166 
C. Fourniol 1, , I. Ouzaid 2, J. Hermieu 1
1 CHU Bichat, Paris, France 
2 Service d’urologie, hôpital Bichat, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

L’AMM a défini les conditions d’utilisation de la toxine botulinique de type A (BOTOX®), dans l’hyperactivité vésicale idiopathique (HAVI). Ces conditions présentent des différences avec les modalités d’utilisation dans d’autres pays européens et avec les recommandations par consensus formalisé publiées en France en 2013. Notre objectif était d’évaluer les modalités d’utilisation chez les urologues du BOTOX® dans l’HAVI un an après l’obtention de l’AMM.

Méthodes

Un questionnaire anonyme d’évaluation de l’utilisation du BOTOX®, composé de 12 items, a été adressé à 65 urologues français en septembre 2015. Parmi eux, 57 (87,7 %) ont répondu.

Résultats

Trente-trois pour cent des praticiens interrogés réalisaient dans cette indication moins de 5 injections par an, 30 % entre 6 et 10 et 35 % plus de 10 par an. Le bilan pré-injection réalisé est résumé dans le Tableau 1. Tous les praticiens informaient les patients du risque de rétention urinaire et d’auto-sondage (AS). Parmi eux, 37 % avaient recours à l’apprentissage systématique de l’AS et 33 % uniquement dans les situations à risque. Les modalités techniques des injections sont résumées dans le Tableau 2. Concernant la dose initiale de 50 UI, seuls 12 % des praticiens constataient un taux d’amélioration ou de guérison supérieur à 70 %.

Conclusion

Un an après l’obtention de l’AMM, la toxine botulique fait désormais partie de l’arsenal des urologues pour traiter l’HAVI réfractaire. Les recommandations de bonne pratique sont globalement suivies mais l’évaluation pré-injection de la vidange vésicale n’est pas toujours optimale. La dose de 50 UI préconisée par l’AMM n’est pas toujours respectée en raison d’un mauvais rapport supposé bénéfice risque.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 749 - novembre 2016 Retour au numéro
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