Effet de l’estétrol sur la structure et la fonction de vagins murins - 28/10/16
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Résumé |
Objectifs |
L’estétrol (E4) est un estrogène naturel produit par le fœtus qui a comme particularité clinique d’avoir peu d’effets hépatiques et d’avoir un certain effet anti-estrogénique au niveau mammaire. L’objectif de ce travail de recherche était d’évaluer les effets morphologiques et fonctionnels de l’E4 sur le vagin de souris ovariectomisées et de déterminer les mécanismes moléculaires conduisant à ces effets.
Méthodes |
Des souris femelles C57/BL6 (WT, Erα Ko, Erβ Ko, AF2 et Palm Ko) ont eu une ovariectomie à l’âge de 5 semaines. Une semaine plus tard, elles étaient divisées groupe SHAM, non traitées, traitées par des implants diffusant pendant 4 semaines de l’œstradiol (E2) à la dose de 8 et 80μg/kg/j ou souris traitées avec des mini-pompes sous-cutanées d’E4 à la dose de 1 et 6mg/kg/j). À l’âge de 10 semaines, la lubrification vaginale était induite physiologiquement à l’aide d’une stimulation cervico-vaginale puis mesurée à l’aide d’un papier buvard préalablement pesé. Les souris étaient ensuite sacrifiées et l’appareil génital prélevé.
Résultats |
L’E4, administré pendant 3 semaines, entraînait une augmentation de la hauteur et de prolifération épithéliale vaginale des souris ovariectomisées (expression ki67 [ %] : E2 80μg/kg/j vs OVX : p=0,001 ; E4 6mg/kg/j vs Veh : p=0,003) (Image 1A et B). Il conduisait à une augmentation de la lubrification vaginale après stimulation mécanique (Fig. 1). L’utilisation de modèles inactivés pour Erα et Erβ a montré que l’action de l’E4 sur le vagin était médiée par une activation nucléaire de ERα. Tout comme l’E2, l’E4 entraînait une diminution de l’expression génique de Erα (Fig. 2). L’E4 administré de facon aiguë (4jours) à une dose de 0,1mg/kg/j, induisait une modification morphologique du vagin sans retentissement sur l’utérus (Fig. 3).
Conclusion |
Ce travail confirme que chez la souris, l’E4 produit les mêmes effets trophiques sur le vagin que l’E2, en utilisant les mêmes mécanismes d’action moléculaires. L’E4 pourrait ainsi constituer un traitement de choix des troubles vulvo-vaginaux de la femme ménopausée, notamment s’il est confirmé chez la femme que cette molécule est dépourvue des principaux effets indésirables des estrogènes oraux actuels.
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Vol 26 - N° 13
P. 760-761 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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