Tables de Partin : toujours utiles pour décider si effectuer un curage ganglionnaire lors d’une prostatectomie radicale ? - 28/10/16
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Résumé |
Objectifs |
La nécessité d’effectuer un curage ganglionnaire (CG) lors d’une prostatectomie radicale (PR) reste controversée pour les patients à faible risque d’invasion ganglionnaire (IG). Le but de l’étude est d’évaluer s’il y a un bénéfice à effectuer un CG chez les patients avec un faible risque d’IG selon les tables de Partin (TP). Dans notre institution, de février 2006 à juin 2013, un CG a été réalisé uniquement chez les patients présentant un risque d’IG>5 %. Depuis juin 2013, il est systématique.
Méthodes |
Évaluation rétrospective de 384 sur 570 patients ayant subi une PR laparoscopique robotique dans notre institution, de février 2006 à avril 2016.
Résultats |
Jusqu’à juin 2013, 220 sur 415 patients (53 %) n’ont pas reçu de CG, en raison d’un faible risque d’IG selon les TP. Ces 220 patients ont été divisés en deux groupes. Le 1er se composait de 201 patients avec un risque moyen d’IG<5 % selon les TP et une valeur supérieure de l’éventail de risque <5 %. Le 2e se composait de 19 patients avec un risque moyen <5 % selon les TP et une valeur supérieure de l’éventail de risque ≥ 5. Le groupe 2 avait un taux significativement supérieur de récidive ou de PSA postopératoire non négatif (26 vs 6 patients, 33 % vs 13 %, p 0,018). De juin 2013 à avril 2016, tous les patients (n=164) ont subi une PR avec un CG systématique. Parmi eux, 121 patients n’auraient pas du recevoir un curage selon les critères utilisés précédemment. Ces 121 patients ont été divisés en deux groupes comme expliqué ci-dessus. Le 1er groupe comptait 91 patients et le 2e 30 patients. Le groupe 2 avait un taux de ganglions métastatiques significativement majeur (2 vs 0, valeur de p 0,009).
Conclusion |
Les TP permettent une sélection correcte des patients devant subir un CG, si la valeur supérieure de l’éventail de risque est <5 %. En tenant compte uniquement de la valeur moyenne, sans considérer la fourchette de risque, on prend un risque de manquer des ganglions métastatiques.
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Vol 26 - N° 13
P. 767-768 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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