S'abonner

Atteinte ganglionnaire sentinelle et cancer de la prostate : quel impact sur la survie sans recidive ? À propos de 200 patients - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.214 
T. Rousseau 1, , J. Lacoste 1, E. Potiron 1, P. Nevoux 1, G. Le coguic 1, G. Aillet 2, L. Campion 3, C. Rousseau 4
1 Clinique urologique Nantes-Atlantis, Saint-herblain, France 
2 Institut d’histopathologie, Nantes, France 
3 ICO Gauducheau, unité de statistiques, Saint-herblain, France 
4 ICO Gauducheau, médecine Nucléaire, CRCNA inserm UMR 892, CNRS 6299, Saint-herblain, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Objectifs

Le statut du ganglion sentinelle (GS) est pronostique du curage ganglionnaire loco-régional dans le cancer de la prostate mais ce statut a-t-il un impact sur l’évolution clinique des patients ? Le but de cette étude est d’analyser les données de survie de patients ayant bénéficiés d’une prostatectomie radicale cœlioscopique avec repérage des GS et curage pelvien extensif.

Méthodes

De juin 2008 à décembre 2014, 227 patients consécutifs ont été inclus, dont 49 patients (21,58 %) porteurs de métastases ganglionnaires. Le suivi médian était de 3,94ans [3,72–4,23]. La survie sans récidive (SSR) et la survie globale (SG) ont été analysées selon Kaplan–Meier et différents paramètres histopathologiques par analyse uni- et multivariée (analyse par Cox régression).

Résultats

Une moyenne de 26,4±10,5 ganglions retirés lors du curage extensif, dont 5,72±3,75 GS. Au dernier suivi, 24,9 % (62/227) des patients avaient récidivé et 2 étaient décédés spécifiquement du cancer prostatique. En analyse univariée, le stade clinique, le score de Gleason, le % biopsies positives et les marges chirurgicales affectaient significativement la SSR (p<10−4 à 10−6). En cas d’atteinte ganglionnaire métastatique, les données les plus significatives étaient le nombre total de ganglions métastatiques (GS et non GS) et la présence de macro-métastases ganglionnaires dans le GS (p<10−12 à 10−15). En analyse multivariée, la présence de micro- ou de macrométastases dans les GS (quelque soit l’atteinte non GS) était le critère pronostique le plus péjoratif de la SSR, avec un hazard ratio de 5,25 [95 % CI : 2,83–9,74] (p<10−6).

Conclusion

Le GS dans le cancer de la prostate localisé semble être porteur d’informations décisives de l’évolution clinique des patients puisqu’une atteinte métastatique GS a un impact important sur la SSR. Ceci soulève la question d’un traitement adjuvant plus précoce pour les patients avec atteinte métastatique des GS1.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 26 - N° 13

P. 774-775 - novembre 2016 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Le délai de la prostatectomie radicale affecte-t-il le pronostic pathologique des patients ? Étude rétrospective sur 1258 patients
  • C. Lebacle, M. Zanaty, M. Alnazari, E. Rajih, A. Alenizi, P. Hueber, A. El-hakim, K.-C. Zorn
| Article suivant Article suivant
  • Surexpression de la sirtuine 7 dans les adenocarcinomes prostatiques
  • R. Haider, F. Massa, S. Clavel, D. Ambroseti, F. Bost, M. Durand

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?