Perception patients : vivre avec un cancer de la prostate (CPa). Enquête nationale et régionale sur l’impact de la maladie - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
Les assises du cancer de la prostate réunissent les patients et leur entourage leur permettant d’échanger entre eux et avec les médecins. Cet événement a permis de recueillir via un questionnaire la qualité du vécu des patients (présents ou non à la réunion) sur le dépistage, le diagnostic, les enjeux de la banalisation et le vécu avec la maladie.
Méthodes |
Huit cent dix questionnaires, issus de la réunion nationale et des réunions en région Rhône-Alpes, Paca, Côte d’azur et Nord, sont évaluables. L’âge moyen des répondants est 71ans (48–54), 65ans au moment du diagnostic avec un recul de 1 à 6,5ans après le diagnostic. Au moment de l’enquête, 41 % des patients sont en cours de diagnostic ou de traitement et 46 % en suivi médical.
Résultats |
Parmi les patients, 29,8 % déclarent ne jamais n’avoir été informés sur le CPa avant le diagnostic. Le médecin traitant joue un rôle important dans le dépistage et l’information (51,8 %). Parmi les patients, 43,2 % estiment qu’un diagnostic plus précoce aurait permis une meilleure prise en charge. Au moment du diagnostic, 62,3 % des patients étaient suivis spécifiquement pour le CPa, 92,5 % par le PSA. Parmi les patients, 34,8 % des patients étaient anxieux et stressés dans l’attente des résultats. Quarante-six pour cent ont été surpris et perturbés par l’annonce du diagnostic. Les patients parlent facilement de leur CPa avec leur famille (96,4 %), leurs amis (87,8 %) et leurs relations de travail (63,4 %). Parmi les répondants, 62,7 % se sentent plus affectés dans leur santé physique, 77,3 % plus soucieux et 72,3 % rapportent plus de difficultés dans leur vie de couple qu’avant la maladie.
Conclusion |
Les échanges d’informations et d’expériences apportent un soutien aux patients face aux différentes prises de décisions et aux difficultés de leur vie au quotidien. Cette enquête confirme l’impact connu des effets secondaires des traitements sur la qualité de vécu des patients qui, tout en exprimant leur confiance dans leur équipe soignante, souhaitent être mieux conseillés et aidés plus efficacement.
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Vol 26 - N° 13
P. 779 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



