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Thérapie par déprivation d’androgène et risque cardiovasculaire (ADTCR) : étude de cohorte de 38 690 patients - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.225 
L. Scailteux 1, , F. Balusson 2, E. Nowak 3, A. Happe 4, B. Le nautout 5, C. Leclerc 6, E. Polard 1, E. Oger 7, S. Vincendeau 8
1 Centre régional de pharmacovigilance et pharmacoépidemiologie, CHU de Rennes, Rennes, France 
2 Équipe CTAD-PEPI, CHU de Rennes, Rennes, France 
3 Équipe CTAD-PEPI, CHU de Rennes et université européenne de Bretagne, université de Brest, Inserm CIC 1412, IFR 148, CHU de Brest, Brest, France 
4 Équipe CTAD-PEPI, CHU de Rennes et CHU de Brest, Rennes, France 
5 Équipe PEPS, CHU de Rennes, Rennes, France 
6 Service de cardiologie, CHU de Rennes, Rennes, France 
7 Équipe CTAD-PEPI et centre régional de pharmacovigilance et pharmacoépidémiologie, CHU de Rennes, Rennes, France 
8 Service d’urologie, CHU de Rennes, Rennes, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Certains auteurs suggérant un sur-risque cardiovasculaire (CV) avec les ADT (toutes modalités confondues) et d’autres évoquant une hétérogénéité du risque en fonction de la modalité d’ADT utilisée, nous avons voulu tester l’hétérogénéité du risque CV en comparant les différentes modalités d’ADT entre elles.

Méthodes

Étude de cohorte sur base de données médico-administratives incluant tous les patients avec cancer de la prostate initiant un traitement par ADT (38 690 patients) entre le 01/07/2010 et le 31/12/2011 et suivi jusqu’au 31/12/2013. Le critère de jugement est composite (AVC ischémique ou IDM). Nous avons estimé un risque relatif (RR) ajusté, en intention de traiter, prenant en compte la mort comme risque compétitif (modèle de Fine & Gray) pour chaque modalité d’ADT (antagoniste GnRH [ANTAGO], blocage androgénique complet [BAC], anti-androgène [AA] seul, orchiectomie [OT]) versus agoniste GnRH (AGO).

Résultats

Parmi les initiateurs d’ADT, 68 % recevaient un AGO, 16 % un CAB, 4 % un ANTAGO, 12 % un AA et 1 % une OT. On dénombre5713 décès et 951 évènements ischémiques (420 IDM et 531 AVC). L’incidence brute des évènements ischémiques est similaire entre les groupes et varie entre 0,90 (0,74–1,09) pour 100 PA avec les AA et 1,10 (0,79–1,53) pour 100 PA avec les ANTAGO ; le groupe OT possède une incidence brute plus élevée 1,25 (0,52–3,00). Aucun sur-risque d’évènement ischémique n’a été identifié quelle que soit la modalité d’ADT considérée : RR ajusté à 1,09 [0,78–1,53] avec les ANTAGO ; 1,01 [0,85–1,20] avec le BAC ; 0,89 [0,79–1,10] avec les AA ; 0,82 [0,34–1,99] avec OT. Homogénéité sur chaque composante IDM et AVC non rejetée.

Conclusion

Nous ne détectons pas d’hétérogénéité sur la morbidité CV, quelle que soit la modalité d’ADT utilisée chez les patients français avec cancer de la prostate.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 780 - novembre 2016 Retour au numéro
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