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La densité du PSA est un facteur prédictif de tumeurs agressives après prostatectomie radicale chez les patients guadeloupéens initialement en surveillance active - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.243 
M. Meunier , R. Eyraud, C. Senechal, A. Santy, P. Blanchet
 CHU PPA, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Les cancers de prostate (CaP) de patients originaire d’Afrique subsaharienne éligibles à une surveillance active (SA) semblent plus agressifs. L’objectif de cette étude était de rechercher des arguments en faveur de cette agressivité. Nous avons évalué la progression histologique et la proportion des tumeurs de mauvais pronostic sur pièce de prostatectomie dans notre cohorte de patients guadeloupéens sortis de SA.

Méthodes

Une étude de cohorte prospective de patients en SA présentant un CaP de faible risque ou de risque intermédiaire favorable a été réalisée. Un traitement était effectué si : progression histologique, augmentation volume tumoral, temps doublement PSA<36mois. Les tumeurs de mauvais pronostic étaient : Gleason 4 majoritaire et/ou pT3 et/ou volume tumoral>15 %. Les critères de jugement étaient les taux de progression histologique entre biopsies diagnostics, biopsies systématisées de plus haut grade et pièce de prostatectomie ainsi que le taux de tumeurs de mauvais pronostic sur pièce de prostatectomie. Une analyse multivariée a été réalisée pour rechercher des facteurs diagnostics associés aux tumeurs de mauvais pronostic.

Résultats

Entre 2005 et 2016, 234 patients ont été inclus en SA. Soixante-treize patients (31,2 %) ont été traités par prostatectomie. Le délai médian entre les biopsies diagnostics et la prostatectomie était de 18,4mois. L’analyse histologique de la pièce opératoire retrouvait 68 stade pT2 (93,2 %) et 5 pT3 (6,8 %). Trente-trois patients présentaient un score de Gleason=6 (45,2 %), 31 un Gleason=3+4 (42,5 %) et 9 un Gleason=4+3 (12,3 %) (Tableau 1). Trente-huit patients (52,0 %) avaient bénéficié d’une reclassification histologique par rapport aux biopsies diagnostics et 23 patients (31,5 %) par rapport aux biopsies systématisées de plus haut grade. Dix-neuf patients (26,0 %) présentaient des critères de mauvais pronostic. La densité du PSA au diagnostic a été retrouvé comme facteur associé aux tumeurs de mauvais pronostic (p=0,024) (Tableau 2).

Conclusion

Les patients antillais sortis de SA présentent des critères d’agressivité en termes de progression histologique entre les biopsies diagnostiques et la prostatectomie. La densité du PSA au diagnostic pourrait contribuer à mieux sélectionner les patients antillais présentant des tumeurs de mauvais pronostic.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 790-791 - novembre 2016 Retour au numéro
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  • Une densité de PSA > 0,15 ng/mL/cm3 serait un facteur prédictif d’échec de la surveillance active
  • J. Le paih, B. Rouget, J. Ferrière, H. Bensadoun, J. Bernhard, G. Pasticier, G. Capon, G. Pierquet, G. Robert
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  • Surveillance active du cancer de prostate en Guadeloupe
  • A. Santy

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