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Résultats de la voie d’abord robot-assistée pour l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS 800 chez la femme : une étude multicentrique - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.270 
B. Peyronnet 1, , O. Belas 2, G. Capon 3, A. Manunta 1, P. Callerot 4, C. Allenet 3, L. Tondut 1, M. Belas 2, M. Perrouin-verbe 4, S. Vincendeau 1, N. Gobeaux 2, G. Pasticier 3, L. Desportes 2, A. Valeri 4, S. Colla 2, A. Descazeaud 5, G. Robert 3, G. Fournier 4
1 CHU de Rennes, Rennes, France 
2 Pôle santé Sud, le Mans, France 
3 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
4 CHU de Brest, Brest, France 
5 CHU de Limoges, Limoges, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

La morbidité liée à l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS 800 (SAU) chez la femme est généralement considérée comme le facteur ayant limité sa diffusion à travers la communauté urologique. Pour tenter de diminuer cette morbidité périopératoire, plusieurs équipes ont récemment rapporté l’implantation du SAU par voie robot-assistée (SAU-R). L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats périopératoires et fonctionnels de la SAU-R.

Méthodes

Toutes les patientes ayant eu une SAU-R entre 2013 et 2016 dans 5 centres français ont été incluses dans une étude rétrospective. L’indication était une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne chez toutes les patientes. La voie robot-assistée était la seule voie d’abord utilisée dans les 5 centres pour l’implantation de SAU chez la femme sur la période d’étude. Le critère de jugement principal était le résultat fonctionnel catégorisé comme suit : succès (continence complète : plus de protections), amélioré (réduction du poids des fuites ou du nombre de protections/24h>80 %), échec (réduction du poids des fuites ou du nombre de protections/24heures<80 %).

Résultats

Trente-quatre patientes ont eu un SAU-R sur la période d’étude impliquant au total 10 chirurgiens (1 à 10 procédures/chirurgien). Les caractéristiques des patients sont présentées dans le Tableau 1. Il y a eu 6 complications peropératoires (17,6 %) : 4 perforations du col vésical (11,6 %) et 2 perforations vaginales (6 %). Huit patientes ont eu des complications postopératoires (23,5 %) dont seulement 2 Clavien3 (6 %). Il y a eu une explantation de sphincter après un suivi médian de 13 mois (3 %). Les résultats fonctionnels étaient : succès chez 30 patientes (88,2 %), amélioration>80 % chez 2 patientes (5,9 %) et échec chez 2 patientes (5,9 %).

Conclusion

Cette série est la première évaluation multicentrique de la SAU-R. Malgré un nombre de cas par chirurgien et par centre relativement limité, les résultats périopératoires (Tableau 2) et fonctionnels (Tableau 3) semblaient au moins équivalents à ceux rapportés dans les larges séries monocentriques d’implantation de SAU chez la femme par voie ouverte. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 804-805 - novembre 2016 Retour au numéro
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