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Repressurisation de sphincter AMS800 pour perte secondaire d’efficacité : une expérience monocentrique - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.269 
A. Auble, M. Baron , C. Ala, A. Hourie, P. Grise, C. Jean Nicolas
 CHU Charles-Nicolle, Rouen, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

La perte secondaire d’efficacité d’un sphincter urinaire artificiel amène à rechercher une dysfonction mécanique ou un facteur tissulaire. En cas d’absence d’érosion urétrale, une repressurisation peut être proposée dans l’objectif de retrouver la continence par une meilleure coaptation en regard de la paroi urétrale. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats de la repressurisation de sphincter artificiel chez l’homme.

Méthodes

Étude rétrospective a été menée dans un centre universitaire de référence. Tous les patients ayant eu une repressurisation de sphincter artificiel AMS800™ entre 2005 et 2015 avec ou sans changement de ballon ont été inclus. Les données étudiées étaient : les indications opératoires, les modalités de repressurisation, les complications et les données d’efficacité (pad-test de 24heures et port de protection). Le succès était défini par un pad-test<8g/24h et absence de port de protection.

Résultats

Trente-quatre patients ont été inclus (Tableau 1). Tous les patients ont été implantés avec un dispositif AMS800™ avec ballonnet 61–70cmH20, avec placement initial de la manchette en périuréthral (n=19) ou intracaverneux (n=15). Le délai médian de repressurisation était de 40 mois [5–154]. Une simple repressurisation (gonflage de 2 à 5mL sous contrôle de pression urétrale rétrograde) a été effectuée dans 14 cas et un changement de ballon (71–80cmH20) dans 20 cas. Le taux de succès était de 35 %. Dix-sept patients (50 %) ont nécessité une reprise chirurgicale pour érosion, atrophie urétrale, migration de ballon, fuite au niveau du ballon ou de la manchette, ou infection (Tableau 2).

Conclusion

La repressurisation sphinctérienne est une solution de recours en cas de déficit de pression de clôture de la manchette mais comporte un risque d’érosion urétrale qui fait discuter en alternative un repositionnement de manchette en zone non atrophiée.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 804 - novembre 2016 Retour au numéro
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