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L’IRM multiparamétrique dans l’évaluation des cancers de prostate localement avancés, corrélation avec les pièces d’anatomopathologie - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.287 
S. Lagabrielle 1, , E. Descat 2, T. Piechaud 2, Y. Lebras 1, C. Dupin 3, R. Kaboré 1, M. Yacoub 1, N. Grenier 1, G. Pasticier 1, J. Bernhard 1, H. Bensadoun 1, J. Ferrière 1, G. Robert 1
1 CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
2 Clinique Saint6Augustin, Bordeaux, France 
3 Centre de cytologie et d’anatomie pathologiques, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Avant prostatectomie, l’IRM multiparamétrique (IRMmp) peut être réalisée pour évaluer la localisation, la taille et l’extension extra-prostatique d’un cancer de prostate (CaP). L’objectif de ce travail était de déterminer si l’IRMmp était susceptible d’être utilisée en pratique clinique pour prédire l’extension extra-prostatique et guider ainsi le geste chirurgical.

Méthodes

Une étude rétrospective bi-centrique a inclus un total de 405 patients ayant eu une prostatectomie totale (PT) entre 2010 et 2015. Les critères d’inclusion étaient la réalisation d’une IRMmp (T2WI, DCE et DWI) et d’une PT dans l’un des deux centres. Les caractéristiques anatomopathologiques des CaP sur pièce opératoire ont été comparées aux IRMmp réalisées au préalable. La lésion index IRM a été localisée sur 12 zones prostatiques et décrite (taille, extension extracapsulaire [EEC] et invasion des vésicules séminales [IVS]). Une approche clinique de « voisinage » a été utilisée pour évaluer la concordance avec la pièce opératoire.

Résultats

Parmi les 405 patients inclus, 119 présentaient un pT3a (29 %) et 24 un pT3b (6 %). Pour l’évaluation de l’EEC, les sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive et valeur prédictive négative étaient respectivement de 43, 91, 70 et 76 %. Pour l’IVS, elles étaient respectivement de 17, 98, 36 et 95 %. La sensibilité à détecter l’EEC était augmentée à 58 % (42/73) pour les Gleasons 7 (≥4+3) et à 57 % (20/35) pour les tumeurs30mm. Comparés aux patients pT2, les patients pT3 avaient des tumeurs plus agressives en terme de Gleason (126/136 (93 %) Gleasons7 (4+3) vs 164/269 (61 %), de diamètre de la lésion index (23,4mm vs 16,7mm) et du taux de PSA (9,6 vs 7,9ng/mL). Au delà de l’extension extra-prostatique, l’IRMmp avait détecté 105/143 (73 %) des lésions index pT3.

Conclusion

Dans cette étude, l’IRMmp présentait une bonne performance pour la localisation des lésions tumorales et l’exclusion d’une EEC ou d’une IVS. La valeur prédictive positive restait par contre très limitée pour la prédiction de l’IVS. Une IRMmp sans signe d’EEC ni d’IVS pouvait être considérée comme rassurante vis à vis des possibilités de conservation vaculo-nerveuse au cours de la PT.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 814-815 - novembre 2016 Retour au numéro
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