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Évaluation des performances de l’IRM multiparamétrique dans la détection des différents foyers de cancer de prostate : corrélation avec les pièces d’anatomopathologies - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.285 
S. Lagabrielle 1, , E. Descat 2, T. Piechaud 2, Y. Lebras 1, R. Kaboré 1, C. Dupin 3, M. Yacoub 1, N. Grenier 1, G. Pasticier 1, J. Bernhard 1, H. Bensadoun 1, J. Ferrière 1, G. Robert 1
1 CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
2 Clinique Saint-Augustin, Bordeaux, France 
3 Laboratoire de cytologie et d’anatomie pathologiques, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

L’IRM multiparamétrique (IRMmp) est un outil d’analyse essentiel dans la stadification, la stratégie thérapeutique et la surveillance du cancer de prostate (CPa). Malgré ses performances, l’IRMmp peut encore manquer des tumeurs significatives révélées par des biopsies randomisées. L’objectif était de déterminer les performances de l’IRMmp dans la détection de la multifocalité du CPa par interprétation avec les pièces d’anatomopathologies.

Méthodes

Cette étude rétrospective bi-centrique a inclus 405 patients ayant eu une IRMmp (T2WI, DCE et DWI) et une prostatectomie totale entre 2010 et 2015. Tous les patients avaient un CPa prouvé par biopsies et avaient eu une IRMmp dans l’un des deux centres. Pour chaque patient, les caractéristiques de taille et de localisation des différentes lésions ont été décrites. L’analyse de concordance avec la pièce d’anatomopathologie était ensuite conduite selon une approche « clinique de voisinage » qui prenait en compte la déformation chirurgicale, le rétrécissement et le découpage non uniforme de la prostate.

Résultats

Histologiquement sur 405 patients, 111 avaient des lésions unifocales (27 %) et 294 des lésions multifocales (73 %). L’IRMmp en décrivait respectivement 231 (57 %) et 154 (38 %). La majorité de tumeurs était bifocale (154/405 ; 38 %) à l’anatomopathologie mais unifocale à l’IRMmp (231/405 ; 57 %). Le Gleason était de 6 pour 115 (28 %), 7 pour 250 (62 %) et8 pour 40 (10 %) patients. La sensibilité globale pour la détection des foyers tumoraux était de 41 % (346/838), avec une meilleure détection des Gleasons7 (4+3) (66 % ; 106/161) et des lésions index (63 % ; 255/405). Les lésions Gleason 8 étaient détectées avec plus de précision, soit 27/32 (84 %). La différence de sensibilité pour la détection du foyer index n’était pas significative que le cancer soit uni- ou multifocal, 77/111 (69 %) et 178/294 (61 %) respectivement.

Conclusion

Dans cette étude rétrospective, l’IRMmp permettait le plus souvent d’identifier le foyer tumoral index. L’identification était d’autant plus précise que le score de Gleason était élevé et que le foyer était unique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 814 - novembre 2016 Retour au numéro
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