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Place de la corticothérapie inhalée dans la prise en charge de la dilatation des bronches - 11/01/17

Doi : 10.1016/j.rmr.2016.10.609 
L. Boussoffara , S. Bouchareb, R. Kaddoussi, N. Boudawara, J. Knani
 Service de pneumologie, hôpital Tahar Sfar, Mahdia, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La dilatation des bronches (DDB) est une cause majeure de morbidité respiratoire, en particulier dans les pays en voie de développement. La prise en charge thérapeutique vise principalement à réduire la morbidité en contrôlant les symptômes et en prévenant la progression de cette pathologie.

Méthodes

Étude analytique à propos de 76 patients ayant été suivis au service de pneumologie pour DDB hors mucoviscidose. On a comparé 2 groupes : le 1er groupe (G1) : 48 patients sous corticothérapie inhalée et un 2e groupe (G2) : 28 patients sans corticothérapie inhalée.

Résultats

Le groupe G1 avait un âge moyen plus avancé (p=0,7), une prédominance masculine (p=0,08), un IMC plus élevé (p=0,7) et un nombre de comorbidités associés plus important (p=0,76). Une intoxication tabagique était notée chez 50 % des patients du G1 vs 28,5 % dans le G2 (p=0,06). La DDB était bilatérale chez la majorité des patients du G1 : 70 % versus 67 % (p<0,05). Les séquelles de tuberculose étaient l’étiologie prédominante (p=0,79). Dans le G1, le nombre d’hospitalisation en pneumologie pour exacerbation et le nombre d’hospitalisation en milieu de réanimation étaient plus importants (p<0,05). L’enquête bactériologique a révélé une infection bronchique à Pseudomonas chez 5 patients sous corticothérapie inhalée, alors qu’elle était négative dans le G2 (p=0,1). À la spirométrie, la fonction respiratoire était plus altérée dans le G2 avec un VEMS moyen et une CVF moyenne plus basse (p=0,03). À la biologie, le syndrome inflammatoire biologique était plus manifeste dans le G1 (p=0,1). Treize patients dans le G1 (26 %) avaient bénéficié d’une oxygénothérapie et/ou d’une ventilation non invasive à domicile versus 3 % dans le G2 (p=0,11). Le nombre de décès pour DDB était 4 fois plus important dans le G1 (p=0,4).

Conclusion

La prescription d’une corticothérapie inhalée chez les patients présentant une dilatation des bronches est controversée. L’utilisation de corticoïdes inhalés serait potentiellement efficace permettant de réduire le nombre d’exacerbations, les symptômes et le déclin de la fonction respiratoire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 34 - N° S

P. A250-A251 - janvier 2017 Retour au numéro
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