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Efficacité du mépolizumab dans la réduction des exacerbations chez des patients avec un asthme sévère éosinophilique et qui seraient éligibles à un traitement par omalizumab - 11/01/17

Doi : 10.1016/j.rmr.2016.10.634 
F. Albers 1, R. Price 2, S. Yancey 1, E. Bradford 1, A. Bourdin 3,
1 GlaxoSmithKline, Research Triangle Park, NC, États-Unis 
2 GlaxoSmithKline, Stockley Park, Uxbridge, Royaume-Uni 
3 Service de pneumologie, CHRU de Montpellier, hôpital Arnaud-de-Villeneuve, Montpellier, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les études cliniques ont montré que la fréquence des exacerbations chez les patients avec un asthme sévère à éosinophiles (ASE) peut être réduite par le mépolizumab. Environ la moitié des patients avec un ASE inclus dans les études cliniques étaient atopiques et donc potentiellement éligibles à un traitement par omalizumab. Par conséquent, comprendre l’efficacité du mépolizumab chez les patients qui seraient éligibles à omalizumab représente un intérêt clinique.

Méthodes

Les études Dream (NCT01000506) et Mensa (NCT01691521) ont inclus respectivement 616 et 576 patients avec un asthme sévère. Les patients éligibles étaient âgés12 ans, recevaient des fortes doses de corticostéroïdes inhalés plus un traitement de fond additionnel, avaient un antécédent d’exacerbations fréquentes (≥2 dans les 12 derniers mois), et un phénotype éosinophilique. Le traitement par omalizumab n’était pas autorisé pendant les études. Les immunoglobulines E spécifiques et totales et le poids ont été recueillis et utilisés afin de déterminer l’éligibilité de chaque patient pour le traitement par omalizumab selon l’AMM européenne. Une analyse post hoc en sous-groupe sur le taux d’exacerbations a été réalisée en utilisant le modèle négatif binomial. Toutes les doses de mépolizumab ont été groupées dans cette analyse.

Résultats

Un total de 614 et 547 patients dans les études Dream et Mensa respectivement ont été évalués pour une éligibilité possible à l’omalizumab. Au total, 38 % des patients parmi les deux études étaient éligibles à l’omalizumab (235/614 et 209/547, respectivement). Des réductions similaires du taux d’exacerbations ont été observées dans les 2 études pour le mépolizumab comparé au placebo, autant chez les patients éligibles à omalizumab (risques relatifs [RRs] Dream : 0,60 ; IC 95 % [0,43 ; 0,85] ; Mensa : 0,54 ; IC 95 % [0,35 ; 0,82]), que chez les patients non éligibles à omalizumab (RRs Dream : 0,50 ; IC 95 % [0,37, 0,67] ; Mensa : 0,47 ; IC 95 % [0,34 ; 0,66]).

Conclusion

Chez les patients éligibles à omalizumab et chez les non éligibles, la réduction des taux d’exacerbations observée avec le traitement par mépolizumab était d’environ 50 % dans les deux études Dream et Mensa, ce qui suggère que le mépolizumab apporte des bénéfices cliniques cohérents et significatifs chez les patients avec un ASE.

Financements

Financé par GSK (NCT01000506 et NCT01691521).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


 Abstract présenté précédemment au congrès European Academy of Allergy and Clinical Immunology (EAACI) 2016.


© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 34 - N° S

P. A259-A260 - janvier 2017 Retour au numéro
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