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ACOS au sein de cohortes de patients asthmatiques et BPCO : analyses comparatives - 11/01/17

Doi : 10.1016/j.rmr.2016.10.658 
S. Lainez 1, , P. Roy 2, G. Devouassoux 3
1 CHU Saint-Étienne et HCL, Saint-Étienne, France 
2 Service de biostatistique des HCL, Lyon, France 
3 HCL, Lyon, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

GINA-GOLD 2015 propose une approche diagnostique des patients ACOS (Asthma-COPD-overlap-syndrome) non validée en clinique, mais qui se veut pratique. L’ACOS est reconnu en présence d’un trouble ventilatoire obstructif en partie fixé, chez un patient d’au moins 40 ans, aux antécédents d’asthme, tabagique ou avec d’autres expositions environnementales. Des éléments complémentaires permettent de reconnaître au sein de cette population deux sous-groupes ACOS-asthme et ACOS-BPCO. Mais la caractérisation de l’ACOS reste très imparfaite. De ce fait, ils sont donc exclus des essais thérapeutiques et leur prise en charge est mal définie. Nous avons ainsi choisi d’analyser cette population au sein de cohortes de patients étiquetés asthme et BPCO.

Méthodes

Cette étude rétrospective a été réalisée au sein du service de pneumologie de l’hôpital de la Croix-Rousse de janvier à avril 2016. Les dossiers de 314 patients étiquetés « asthme » et 202 étiquetés « BPCO » ont été analysés et reclassés ACOS-asthme ou ACOS-BPCO, s’ils remplissaient les critères diagnostiques de GINA-GOLD 2015. Ces populations « ACOS » ont ensuite été comparées entre elles et aux groupes « asthme » et « BPCO ».

Résultats

L’ACOS représente 8,5 % de la population « BPCO » et 11,9 % de celle « Asthme ». Comparés aux asthmes, les ACOS-asthme sont moins éosinophiles, leur NO exhalé inférieur, utilisent moins de corticoïdes oraux de fond. S’ils présentent autant d’exacerbations, elles ont tendance à être plus graves avec plus de passage en réanimation. Leurs caractéristiques fonctionnelles sont comparables (diffusion du CO et test de marche de 6minutes). Comparés aux BPCO, les patients ACOS-BPCO ont une tendance à être plus exacerbateurs, plus déconditionnés à l’effort, avec moins de comorbidités Quand on compare les ACOS-asthme aux ACOS-BPCO, ils semblent plus exacerbateurs, utilisent moins de corticoïdes oraux de fond (p=0,010) et leur NO exhalé est plus élevé. Les ACOS-asthme ont moins de comorbidités, semblent moins souvent hospitalisés, mais quand ils le sont, la réanimation est plus souvent nécessaire. Leurs données pléthysmographiques et le périmètre de marche sont similaires.

Conclusion

Les différences cliniques et fonctionnelles apparaissent faibles entre les populations asthme, BPCO et ACOS. La fréquence d’exacerbations, notamment les plus graves, semble plus élevée dans le groupe ACOS. La caractérisation de ce groupe sur de plus grandes séries de patients doit se poursuivre, pour en améliorer la prise en charge.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 34 - N° S

P. A269 - janvier 2017 Retour au numéro
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