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Moisissures extérieures et santé respiratoire - 14/03/18

Outdoor moulds and respiratory health

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.01.001 
D. Caillaud a, , M. Cheriaux a, D. Charpin b, N. Chaabane a, M. Thibaudon c
a Service de pneumologie–allergologie, université d’Auvergne, CHU de G-Montpied, 63003 Clermont-Ferrand, France 
b Inserm U 1067, clinique des bronches, allergie et sommeil, hôpital Nord 2, Aix-Marseille université, 13000 Aix-Marseille, France 
c Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), 69690 Brussieu, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les moisissures extérieures constituent la portion principale des particules biologiques de l’air extérieur. La méthode classiquement utilisée pour les mettre en évidence repose sur l’appareil de Hirst. La source principale des spores provient de la végétation. Les facteurs de variation sont surtout climatiques et les activités humaines, notamment agricoles. La concentration des spores totales ainsi détectée peut dépasser des valeurs de 100 000 spores/m3. Cladosporium est la principale moisissure, pouvant représenter de 40 à 90 % des spores totales. La relation entre les exacerbations d’asthme et des spores spécifiques a été mise en évidence par des études cliniques, mais aussi par des études épidémiologiques de panel chez des asthmatiques ou par des études écologiques temporelles en population générale (visites aux urgences, hospitalisations). Les principales moisissures incriminées sont essentiellement Cladosporium et Alternaria, qui peuvent être associées à l’asthme, mais aussi à la rhinite, classiquement de façon saisonnière, mais aussi per-annuelle. D’autres études sont nécessaires pour mieux apprécier le retentissement sur la santé des moisissures extérieures, notamment des basidiomycètes. Les études réalisées avec des outils de biologie moléculaire représentent probablement une voie d’avenir.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Mould spores constitute the largest portion of biologic particulate matter suspended in the outdoor atmosphere. There is no universal method for collecting airborne mould spores. The most used sampler, Hirst's apparatus, operates continuously and gives results in individual spores per cubic metre of air. Spore concentrations depend on available substrates, human activities such as agriculture, season, diurnal meteorological variations and climate changes. Under natural conditions, concentrations of over 100,000 spores per cubic metre are not exceptional. Cladosporium is the most commonly identified outdoor mould. The association between respiratory health and outdoor mould spore exposure has been assessed in clinical studies, and also by cross-sectional, and less often longitudinal, epidemiological studies. The relationship between asthma exacerbations and specific mould spores has been demonstrated in longitudinal studies. Cross sectional studies have related measurements of mould spore concentrations to severity of bronchial symptoms, drug consumption and peak-flow measurements in groups of asthmatic subjects. Ecological time-series studies use daily indicators of asthma exacerbations (emergency room visits, hospitalizations) within the general population. The moulds mainly incriminated are Cladosporium and Alternaria. They are associated with seasonal, but also perennial, asthma and rhinitis. Further studies are needed to better assess the impact of outdoor moulds on health, particularly basidiomycetes. Studies with molecular biology tools are probably a way forward.

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Mots clés : Moisissures, Extérieures, Asthme, Rhinite, Spores

Keywords : Asthma, Moulds, Spores, Outdoor, Rhinitis


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Vol 35 - N° 2

P. 188-196 - février 2018 Retour au numéro
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