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Effets non allergiques des moisissures domestiques sur la santé - 06/07/18

Non-allergenic impact of indoor mold exposure

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.05.012 
C. Gautier a, D. Caillaud b, D. Charpin a, , c
a Clinique des bronches, allergie et sommeil, hôpital Nord, chemin des Bourrelly, 13015 Marseille, France 
b Hôpital Montpied, CHU de Clermont-Ferrand, 63003 Clermont-Ferrand cedex 1, France 
c Inserm U 1067, Aix-Marseille université et association pour la prévention de la pollution atmosphérique, 13284 Marseille, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 06 juillet 2018
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

La proportion de logements comportant des moisissures est en France de l’ordre de 20 %. Il n’est pas facile d’affirmer qu’un effet sanitaire est de nature non allergique car la mise en évidence d’une allergie aux moisissures est difficile. Par ailleurs, les moisissures et leurs produits métaboliques pourraient avoir des effets protecteurs. Les impacts sanitaires non allergiques sont expliqués par les multiples aérocontaminants retrouvés dans les logements humides ou comportant des moisissures : glucans, composés organiques volatils microbiens, mycotoxines, bactéries et endotoxines. L’étude des impacts sanitaires a donné lieu à de multiples études toxicologiques et épidémiologiques, dont les résultats ont été synthétisés notamment dans trois rapports. Ces institutions ont conclu à une relation entre ces conditions environnementales et les symptômes ORL et bronchiques, les exacerbations d’asthme, genèse de l’asthme pour le dernier rapport et enfin les pneumopathies d’hypersensibilité. Par ailleurs, plusieurs études signalent que l’absence de terrain atopique serait un facteur de risque pour l’apparition et la sévérité de l’asthme. Enfin, d’autres études mettent en avant le rôle protecteur des métabolites fungiques vis-à-vis de l’asthme et de l’allergie. Ces notions méritent d’être connues des pneumologues appelés à intervenir comme cliniciens, comme demandeurs de visites à domicile par des conseillères, mais parfois comme experts judiciaires dans ce domaine.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

The proportion of moldy housing in France is around 20%. It is not simple to establish that a health impact of mold is not allergic, because the identification of allergy is itself difficult. Moreover, exposure to molds and their metabolites may have a protective effect. Non-allergic health impacts may occur due to the multiple aerocontaminants found in damp or mold-containing dwellings: glucans, microbial volatile organic compounds, mycotoxins, bacteria and endotoxins. The heath impacts of indoor mold have been addressed by numerous toxicologic and epidemiologic investigations, the results of which have been summarized in three notable reports. These conclude that mold exposure is linked to a risk of ENT and bronchial symptoms, both the genesis and exacerbation of asthma and, lastly, hypersensitivity pneumonitis. Finally, other studies highlight the protective role of fungal metabolites with respect to asthma and allergy. Pulmonologists should be aware of these data, which can be useful in clinical practice and also in legal work.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Moisissures, Habitat, Allergie, Santé, Environnement

Keywords : Molds, Housing, Allergy, Health, Environment


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