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Évaluation des attitudes et pratiques des praticiens généralistes en matière de BPCO dans la ville d’Annaba (Algérie) - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.221 
R. Yakoubi, F. Atoui , H. Hacene Cherkaski, R. Benali
 Service de pneumologie, Annaba, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La BPCO, maladie chronique dans son évolution, systémique dans ses impacts, handicapante dans ses conséquences, déstructurante à l’échelle individuelle et communautaire, constitue une préoccupation de santé mondiale, nationale et locale. Ce fait n’aura de cesse de croître devant l’épidémie tabagique qui reste de rigueur dans les pays en développement. Malgré le caractère industriel de notre ville, la BPCO demeure méconnue et sous-diagnostiquée, notamment par les médecins de premiers recours. C’est dans ce contexte que nous avons décidé de mener une étude dont l’objectif était d’évaluer la qualité de prise en charge en soins primaires, des patients atteints de BPCO.

Méthodes

Étude prospective transversale intéressant 82 médecins généralistes assurant la consultation dans le secteur public et privé de la ville d’Annaba.

Résultats

L’âge moyen de notre population d’étude était de 43,8 ans, avec des extrêmes de 26 et 67 ans. La prédominance féminine était de règle avec un sex-ratio de 0,37. Pour ce qui était de l’ancienneté des praticiens, la durée moyenne d’exercice était de 15,96 ans. Par ailleurs, 51 médecins inclus dans notre travail exerçaient en secteur public. En termes de connaissances et pratiques, la majorité des praticiens généralistes interrogés sur la BPCO affirmaient connaître la définition de cette pathologie mais seuls 6 reconnaissaient la dimension systémique de cette dernière. Le tabac était communément admis comme principal facteur de risque. La moitié de l’échantillon de l’étude identifiait les signes cliniques de sélection des cas suspects de BPCO. Cependant, leurs critères de confirmation de la BPCO étaient plus radio-cliniques (55 praticiens) que fonctionnels. L’attitude des praticiens variaient entre la demande d’une spirométrie par 12 médecins et l’orientation des patients aux pneumologues par 45 autres. Tous nos participants méconnaissaient les critères d’évaluation de la gravité de la maladie. Trente-six médecins déclaraient participer à la prise en charge thérapeutique des patients BPCO dont 30 uniquement dans le cadre de l’urgence.

Conclusion

Devant l’ampleur du problème BPCO et l’écart constaté entre le prescrit et le réel en termes de prise en charge de cette pathologie par les praticiens de premiers recours, il est impératif d’organiser des modules de formation continue centrés sur la BPCO en vue d’améliorer les pratiques professionnelles des médecins généralistes et ainsi optimiser la prise en charge des patients BPCO en nombre croissant.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A107 - janvier 2019 Retour au numéro
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