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Place de la capnographie transcutanée dans le diagnostic de syndrome d’hyperventilation - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.265 
E. Godeau 1, , A. Gillibert 2, D. Debeaumont 3, C. Viacroze 1, M. Bubenheim 2, A. Cuvelier 4, E. Artaud-Macari 1
1 Service de pneumologie oncologie thoracique et soins intensifs respiratoires, hôpitaux de Rouen, CHU, Rouen, France 
2 Unité de biostatistiques, Rouen, France 
3 Unité de physiologie respiratoire et sportive, hôpitaux de Rouen, CHU, Rouen, France 
4 Normandie université, EA3830 GRHV, institut de recherche et d’innovation biomédicale (IRIB), Rouen, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le diagnostic de syndrome d’hyperventilation (SHV) est parfois difficile du fait de l’absence de gold standard et de difficultés d’accessibilité au test de provocation (TP) avec mesure de la pression expirée en dioxyde de carbone (PetCO2) dans certains centres. La mesure de la capnographie transcutanée (PtcCO2) pourrait offrir une alternative plus accessible pour le monitorage de la capnie au cours du TP.

Objectifs

Nous avons donc réalisé rétrospectivement une revue des pratiques de prise en charge diagnostique des patients adressés pour suspicion de SHV au CHU de Rouen. Nous avons également testé prospectivement la pertinence de la mesure de la PtcCO2 au cours du TP pour le diagnostic de SHV.

Méthodes

L’analyse rétrospective des pratiques au CHU de Rouen a été menée entre fév 2016 et jan 2017. Tout patient majeur adressé pour un TP entre déc 2017 et fév 2018 a été inclus prospectivement et bénéficiait de mesures simultanées de PetCO2 et de PtcCO2. Le diagnostic des experts se basait sur le score de Nijmegen et la courbe de PetCO2 (1er expert) ou la courbe de PtcCO2 (2e expert) obtenues au cours du TP. La concordance diagnostique entre les 2 experts et la corrélation entre les 2 mesures au repos (r), au cours de l’hyperventilation (H) et en récupération (R) ont ensuite été analysées.

Résultats

L’analyse des pratiques sur 51 patients a montré : 90 % des patients ont été diagnostiqués SHV positifs. Parmi les 5 patients SHV négatifs, 2 avaient un score de Nijmegen>23, 1 une PetCO2 r<30mmHg, 2 une PetCO2 R<r et 4 au moins 2 symptômes du score de Nijmegen reproduits au cours du TP. Pour les 14 patients inclus en prospectif, le taux de concordance brute entre les 2 experts était de 100 % (IC 95 % : 80,7 % à 100 %) : 13 patients positifs et 1 négatif. Le delta moyen R-r de la PetCO2 était égale à −2,95±2,66mmHg. Les valeurs r, H et R de PtcCO2 et de PetCO2 étaient faiblement corrélées (biais de la PtcCO2 égal à +3,32mmHg avec des limites d’agréments pour un intervalle de prédiction [IP] à 95 % entre −7,4 et +14mmHg) et coefficient de corrélation intra-classe (ICC) égal à 0,17. Les deltas PetCO2 R-r et PtcCO2 R-r été faiblement corrélés (biais −2,95mmHg, IP à 95 % : −8,2 et +2,3mmHg) et un ICC égal à 0,68.

Conclusion

La PtcCO2 montre une concordance médiocre à la PetCO2, mais cette concordance pourrait s’améliorer à condition d’adapter le protocole du TP.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A126-A127 - janvier 2019 Retour au numéro
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