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L’hyperréactivité bronchique non spécifique à la métacholine chez les sujets VIH-positif traités par antirétroviraux - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.263 
E.W. Pefura-Yone 1, , D.Y. Nsahlar 2, A.D. Balkissou 3, Y. Ngapagna 2
1 Hôpital Jamot de Yaoundé et FMSB, université de Yaoundé 1, Yaoundé, Cameroun 
2 FMSB, université de Yaoundé 1, Yaoundé, Cameroun 
3 FMSB, université de Ngaoundéré, Garoua, Cameroun 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’hyperréactivité bronchique (HRB) est une augmentation de la sensibilité des voies aériennes aux diverses substances qui entraînent une bronchoconstriction. Les études ont montré que l’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pourrait avoir un effet nocif direct ou indirect sur l’arbre trachéobronchique. Avant l’introduction de la trithérapie antirétrovirale (ARV) en 1996, les études qui ont été faites sont contradictoires par rapport à l’impact de l’infection à VIH sur l’HRB. L’objectif de cette étude était de comparer la prévalence de l’HRB chez les personnes vivant avec le VIH (PvVIH) traitées par ARV et les sujets VIH-négatif et rechercher les déterminants de l’HRB chez les PvVIH.

Méthodes

Cette étude transversale comparative entre les PvVIH traitées par ARV et les sujets VIH-négatif (appariés au sexe et à l’âge) a été réalisée de janvier à avril 2018 (4 mois) au centre de traitement agrée de l’infection à VIH (CTA) de l’hôpital Jamot de Yaoundé (HJY) et à la clinique des promoteurs de la bonne santé (PBS) de Yaoundé. Les sujets âgés d’au moins 19 ans et sans aucune affection respiratoire antérieure habituellement associée à l’HRB ont été inclus. L’HRB était définie par une dose provocatrice de métacholine qui entraînait une baisse du volume expiratoire maximal à la 1re seconde (VEMS) d’au moins 20 % par rapport au VEMS de base (PD20). Le test de Chi2 ou la probabilité exacte de Fisher a été utilisée pour la comparaison des proportions. Une différence a été considérée comme significative si p<0,05.

Résultats

Quarante sujets (60 % de sexe féminin) ont été inclus dans chaque groupe. La moyenne d’âge (écart-type : ET) des sujets VIH-positif était de 42,38 (11) ans et celle des sujets VIH-négatif de 41,95 (10) ans (p>0,999). Le VEMS moyen (ET) de base était de 99,1 % (17,6 %) de la valeur prédite chez les PvVIH et de 96,1 % (15,8 %) dans le groupe VIH-négatif. La prévalence de l’HRB était de 35 % dans le groupe VIH-positif et de 17,5 % dans le groupe VIH-négatif (p=0,075). La PD20 moyenne (ET) chez les sujets avec HRB était de 641 (383)μg et 571 (408)μg respectivement dans le groupe VIH-positif et VIH-négatif (p=0,704). Aucun facteur associé à l’HRB n’a été identifié chez les PvVIH.

Conclusion

La prévalence de l’hyperréactivité bronchique semble être similaire chez les sujets VIH-positif traités par ARV et chez les sujets VIH-négatif. Il est souhaitable de réaliser une étude similaire sur un plus grand échantillon.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A126 - janvier 2019 Retour au numéro
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