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L’hyperuricémie : un facteur prédictif de sévérité du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAOS) chez des patients suivis pour fibrillation auriculaire (FA) - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.572 
A. Touil 1, , J. Ben Amar 1, K. Sammoud 2, M. Ben Halima 2, M.S. Mourali 2, H. Zaibi 1, I. Laouini 1, M.A. Baccar 1, B. Dhahri 1, H. Aouina 1
1 Service de pneumologie, hôpital Charles-Nicolle, Tunis, Tunisie 
2 Service de cardiologie, hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Il est actuellement admis que le SAOS joue un rôle important dans la physiopathologie de la FA et qu’il représente un facteur aggravant du risque cardiovasculaire. L’acide urique est considéré comme un marqueur biologique indépendant de morbi-mortalité cardiovasculaire. Mais il existe peu de données dans la littérature concernant son association avec le SAOS chez les patients atteints de FA. Notre étude avait pour but d’étudier s’il existe une corrélation entre le taux sérique d’acide urique et la sévérité du SAOS dans une population tunisienne atteinte de FA.

Méthodes

Étude transversale ayant inclus 100 patients suivis pour FA non valvulaire à la consultation externe de cardiologie à l’hôpital la Rabta de Tunis. Les patients sous traitement hypo-uricémiant n’ont pas été inclus. Chaque sujet a eu un examen clinique, un bilan biologique et une polygraphie. L’hyperuricémie était définie par un taux d’acide urique supérieur à 76mg/L chez l’homme et 63mg/L chez la femme.

Résultats

Notre population était majoritairement de sexe féminin (SR à 0,81), d’âge moyen à 66,4 ans. L‘indice de masse corporelle moyen était de 28,57±4,81kg/m2. L’hypertension artérielle était le facteur de risque le plus fréquent (72 %). Les symptômes les plus fréquemment retrouvés dans notre population étaient le ronflement nocturne (87 %), les troubles de la mémoire (73 %), l’asthénie matinale (66 %), les troubles de l’endormissement (60 %) et la somnolence légère (47 %). Le diagnostic de SAOS était retenu chez 90 patients. Il était léger chez 30 patients, modéré chez 29 patients et sévère chez 31 patients. Le taux moyen d’acide urique était de 61,05±19,4mg/L. Une hyperuricémie était retrouvée chez 31 patients parmi eux 48 % avaient un SAOS sévère. Il n’y avait pas de corrélation significative entre le diagnostic positif de SAOS et les taux d’acide urique (p=0,45). Par contre, nous avons noté une corrélation significative entre le taux d’acide urique et l’IAH (p=0,02) avec une association significative entre l’hyperuricémie et le SAOS sévère (p=0,05). Selon la courbe ROC pour la prédiction du SAOS sévère, la valeur seuil de l’acide urique était d’environ 56,5mg/L.

Conclusion

Nous n’avons pas trouvé de différence significative dans les taux d’acide urique entre les patients atteints de SAOS et ceux sans SAOS. Mais nous avons pu démontrer une corrélation significative entre l’hyperuricémie et le SAOS sévère. Il est donc intéressant de proposer une polygraphie systématique chez les patients atteints de FA et d’hyperuricémie, pour garantir un dépistage ciblé.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A248 - janvier 2019 Retour au numéro
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