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Efficacité et tolérance des inhibiteurs des immuno-checkpoints (anti-PD-1/PD-L1) chez les patients atteint de CBNPC avec mutation EFGR, ALK/ROS : étude IMAD GFPC 03-2016 - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.062 
O. Bylicki 1, , F. Guisier 2, I. Monnet 3, H. Doubre 4, G. Radj 5, H. Janicot 6, M. Perol 7, P. Fournel 8, J. Le Treut 9, R. Lamy 10, H. Le Caer 11, J.B. Auliac 12, C. Chouaid 3
1 HIA PERCY, Clamart, France 
2 CHU, Rouen, France 
3 CHI, Créteil, France 
4 Hôpital Foch, Suresnes, France 
5 Centre François Baclesse, Caen, France 
6 CHU, Clermont-Ferrand, France 
7 Centre Léon Bérard, Lyon, France 
8 Institut de Cancérologie de la Loire, Saint-Priest-en-jarez, France 
9 Hôpital Européen, Marseille, France 
10 Centre Hospitalier Bretagne Sud-Lorient, Lorient, France 
11 Centre Hospitalier de Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, France 
12 Centre Hospitalier F. Qu, Mantes La Jolie, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les CBNPC présentant des altérations moléculaires sont considérés comme des mauvais candidats pour les inhibiteurs des immuno-checkpoints (ICI) lors des essais de phase III en 2e ligne ayant évalué les ICIs. Nous avons réalisé une étude rétrospective des patients avec altérations oncogéniques et traités par ICI dans les centres du GFPC pour évaluer l’efficacité des ICIs chez ces patients en vie réelle.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique sur les patients atteints de CBNPC avec mutation EGFR, réarrangement ALK ou ROS1 et traités par ICIs en 3e ligne et plus. Les caractéristiques cliniques et les données d’efficacité ont été recueillis et analysés (survie sans progression [SSP], durée du traitement et survie globale [SG]) depuis le début du traitement par ICI.

Résultats

Cinquante et un patients ont été inclus dans 20 centres GFPC en France : 100 % d’adénocarcinome, 60,7 % de non-fumeurs, 58,8 % de femmes, d’âge moyen de 58±8,8 ans au moment du diagnostic (36–83). Au total, 82,3 % des patients présentaient une mutation EGFR, 15,7 % un réarrangement ALK et 1 patient un réarrangement ROS. Les ICIs étaient prescrites en 3e ligne intention dans 35,3 % des cas, en 4e ligne et plus dans 64,7 % des cas. La SSP médiane était de 2,1 mois [IC à 95 % : 1,5–3,2] pour toute la cohorte, 2,15 mois [IC à 95 % : 1,4–3 ; 2] pour les EGFR+et 2,4 mois [IC à 95 % : 2,1 ; NR] pour les ALK+. À 8 semaines, le taux d’ORR de 19,6 % (10 patients avec réponse partielle). La médiane de SG pour la cohorte était de 14,7 mois [IC95 % : 12,1–19,2], 13,9 [IC95 % : 8,8–20] pour les EGFR+ et 19,2 mois [IC95 % : 13,1-NR] pour les ADK+. Le taux de SSP à 12 mois était de 9 % dans cette cohorte [IC 95 % : 0,03–0,23] et un taux de SG à 12 mois de [IC95 % : 0,51–0,78]. 7 (13,7 %) patients ont été traités plus de 9 mois par ICI. Parmi, 21,6 % (11/51) des patients ont signalé des toxicités, toutes de grade 3.

Conclusion

Dans cette étude en vie réelle, l’efficacité des ICIs chez les patients atteints de CBNPC avec mutation EGFR, réarrangement ALK/ROS1 semble proche de l’efficacité observée chez les patients atteints de CBNPC non sélectionnés prétraités. Ces résultats sont semblables à ceux retrouvés dans l’étude IMMUNOTARGET. De grandes études prospectives sont nécessaires dans ces populations particulières pour mieux définir la place de l’immunothérapie chez les patients avec altérations oncogéniques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A33 - janvier 2019 Retour au numéro
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