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Omalizumab chez les patients ayant un asthme sévère allergique associé à une bronchopneumopathie chronique obstructive : une étude de cohorte monocentrique - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.118 
J. Verhille 1, J. Giovannelli 2, S. Fry 1, O. Le Rouzic 1, T. Perez 3, V. Valentin 1, L. Wémeau-Stervinou 1, C. Chenivesse 1, N. Bautin 1,
1 Service de pneumologie, immunologie et allergologie, CHU, Lille, France 
2 Pôle de Santé Publique, pharmacie et pharmacologie, CHU, Lille, France 
3 Service d’explorations fonctionnelles respiratoires, CHU, Lille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’omalizumab est un traitement de l’asthme sévère allergique non contrôlé. Son efficacité dans l’asthme sévère allergique associé à une bronchopneumopathie chronique obstructive (ACO) n’est pas connue. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques et l’évolution des patients ACO traités par omalizumab.

Méthodes

Étude rétrospective d’une cohorte d’asthmatiques sévères allergiques traités par omalizumab au CHU de Lille entre 2005 et 2017. Les critères d’ACO étaient : âge>40 ans, tabagisme>10 paquets-années (PA), VEMS/CVF<LIN après bronchodilatateurs, histoire documentée d’asthme avant l’âge de 40 ans ou amélioration du VEMS>400mL après bronchodilatateurs et atopie documentée. Nous avons évalué la dyspnée (mMRC), le score de contrôle des symptômes de l’asthme (ACT), le nombre d’exacerbations et le VEMS à l’initiation puis à 3 mois et 12 mois de traitement. Les résultats sont exprimés en médiane [25e–75e percentile].

Résultats

Parmi les 159 asthmatiques sévères traités par omalizumab, 19 patients avaient des critères d’ACO (prévalence=12 %). Ils avaient les caractéristiques suivantes : 68 % d’hommes, âgés de 57 ans [52–66,5], tabagisme à 25 PA [20–38] dont 5 actifs, 2 sensibilisations aux pneumallergènes [1–4,5], taux d’IgE à 462kU/L [238–741,5], mMRC à 2 [1–3,5], ACT à 12 [8,5–16], 7 exacerbations dans l’année précédente [2,5–11] et VEMS de 60 % [37,5–73,5]. À 3 mois de traitement, on observait une amélioration de l’ACT de 12 [8,5–16] à 21 [13,5–22,5] (p<0,001) sans amélioration de la dyspnée et du VEMS. Par la suite, 4 patients ont arrêté le traitement (3 pour inefficacité, 1 pour mauvaise tolérance) et 2 patients ont été perdus de vue. À 12 mois, on observait chez les 13 patients ayant poursuivi le traitement : une amélioration de l’ACT de 11 [8–15] à 18 [13–25] (p=0,003), du mMRC de 2 [2–4] à 1 [0–3] (p=0,04), et du taux d’exacerbations de 8 [4–12] dans l’année précédente à 3 [1–5] pendant l’année sous omalizumab (p=0,002), mais pas d’amélioration du VEMS.

Conclusion

Dans l’ACO, le traitement par omalizumab est associé à une amélioration du contrôle des symptômes d’asthme, une amélioration de la dyspnée d’effort, une diminution de la fréquence des exacerbations sans modification du VEMS.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A63 - janvier 2019 Retour au numéro
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