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L’effet du mépolizumab sur le taux d’exacerbations chez les patients avec un asthme sévère éosinophilique en fonction de leur éligibilité et utilisation antérieure d’omalizumab - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.181 
M. Humbert 1, D. Bratton 2, S. Yancey 3, E. Bradford 3, M.C. Liu 4, S. Hozawa 5, F. Albers 3, A. Gruber 6,
1 Université Paris-Sud et Inserm U 999, hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France 
2 GSK, Uxbridge, Grande-Bretagne 
3 GSK, Research Triangle Park, États-Unis 
4 Johns Hopkins Asthma and Allergy Center, Baltimore, États-Unis 
5 Hiroshima Allergy and Respiratory, Hiroshima, Japon 
6 GSK, Rueil-Malmaison, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Mépolizumab réduit les taux d’exacerbations dans les études cliniques chez des patients avec un asthme sévère éosinophilique (ASE). La compréhension de l’efficacité du mépolizumab chez les patients éligibles ou précédemment traités par omalizumab constitue un intérêt clinique.

Méthodes

Cette méta-analyse post-hoc provient de deux études phase 3, versus placebo, randomisées, en double insu, en groupe parallèle, et multicentriques (MENSA [MEA115588/NCT01691521] ; MUSCA [200862/NCT02281318]). Les patients ASE avec2 exacerbations dans l’année précédant l’inclusion ont reçu 100mg de mépolizumab en SC ou placebo, avec un traitement de fond, toutes les 4 semaines pendant 32 (MENSA) ou 24 (MUSCA) semaines. Les patients recevant1 dose ont été inclus dans la méta-analyse. Les critères d’évaluation incluaient le taux annuel d’exacerbations cliniquement pertinentes (principal) et les exacerbations nécessitant une hospitalisation ou une visite aux urgences (secondaire). Les analyses ont été effectuées chez les patients éligibles/non éligibles à l’omalizumab à l’inclusion (selon les critères de prescription UE/Japon) et avec/sans omalizumab préalable. Les différences de traitement ont été combinées à travers les études en utilisant une méta-analyses à effets fixes pondérés par la variance inverse.

Résultats

Parmi 936 patients inclus, 468 (50 %) ont reçu mépolizumab et 468 (50 %) le placebo. Les caractéristiques d’inclusion étaient similaires entre les groupes de traitement (moyenne d’âge : 50,4/50,9 ans ; 57 %/60 % de femmes ; moyenne géométrique des éosinophiles sanguins 320/340 cellules/μL). Dans l’ensemble, 324 (35 %) patients étaient éligibles à l’omalizumab et 132 (14 %) avaient reçu au préalable omalizumab. Comparé au placebo, mépolizumab a généré des réductions similaires du taux annuel d’exacerbations chez les patients éligibles/non éligibles à l’omalizumab ([RR] [IC 95 %] : 0,45 [0,31 ; 0,65]/0,46 [0,35 ; 0,59], respectivement) et chez ceux avec/sans omalizumab au préalable (RR [IC 95 %] : 0,41 [0,27 ; 0,63]/0,46 [0,36 ; 0,59]) ; des réductions similaires du taux annuel d’exacerbations nécessitant une hospitalisation/visite aux urgences ont été observées chez les patients éligibles/non éligibles à l’omalizumab (RR [IC 95 %] : 0,54 [0,21 ; 1,36]/0,30 [0,13 ; 0,67]) et avec/sans omalizumab au préalable (RR [IC 95 %] : 0,37 [0,10 ; 1,40]/0,34 [0,17 ; 0,69]).

Conclusion

Chez les patients ASE, mépolizumab réduit le taux annuel d’exacerbations indépendamment de l’éligibilité ou du traitement préalable par omalizumab.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A91 - janvier 2019 Retour au numéro
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