S'abonner

Répartition et facteurs pronostiques de l’addiction oncogénique dans l’adénocarcinome bronchopulmonaire métastatique : une étude rétrospective monocentrique au CHRU de Nancy - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.241 
G. Treffel 1, , C. Baumann 2, A. Luc 2, F. Chabot 1, A. Tiotiu 1
1 Département de pneumologie, Nancy, France 
2 Unité de méthodologie, data management et statistiques (UMDS), délégation à la recherche clinique et à l’innovation (DRCI), Nancy, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La récente découverte des addictions oncogéniques a radicalement modifié la prise en charge du cancer bronchopulmonaire avancé via le développement des thérapies ciblées par inhibiteurs de tyrosine kinase. Notre étude avait pour objectifs l’estimation de la répartition des principales addictions oncogéniques et l’étude de leur impact pronostique chez les patients suivis au CHRU de Nancy pour un adénocarcinome bronchopulmonaire d’emblée métastatique.

Méthodes

Une analyse rétrospective incluant 114 patients qui présentaient un adénocarcinome bronchopulmonaire métastatique diagnostiqué au CHRU de Nancy entre 2012 est 2014 a été réalisée afin d’étudier la survie à 5 ans.

Résultats

La répartition des addictions oncogéniques dans notre population, comparable à celle obtenue sur le plan national [1], était la suivante : KRAS (27,2%), puis EGFR (13,2%), et enfin BRAF (4,4%) et ALK (1,8%) (Tableau 1). Le pronostic de l’adénocarcinome bronchopulmonaire métastatique restait sombre avec une survie à 5 ans<1%. Le seul facteur pronostique positif identifié dans notre population était le score OMS Performance Status<2. Il existait des différences significatives en faveur des patients mutés EGFR comparativement aux non-mutés en termes de survie globale (HR=0,5 ; IC95% [0,3–0,98] ; p=0,043) et de survie sans progression après une première ligne thérapeutique (HR=0,3; IC95% [0,1–0,6] ; p=0,002). Il n’existait pas de différence en termes de survie globale et sans progression pour les autres mutations répertoriées (KRAS, BRAF et ALK).

Conclusion

La répartition des addictions oncogéniques dans l’adénocarcinome bronchopulmonaire au CHRU de Nancy, comprenant une majorité de patients mutés KRAS, semble superposable aux données de la littérature pour les populations d’Europe Occidentale. La mutation EGFR semble conférer un avantage pronostique, en grande partie expliqué par l’efficacité des thérapies ciblant cette altération moléculaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 116 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Nivolumab dans le mésothéliome pleural malin : une étude française rétrospective en vraie vie
  • F. Crépin, J.B. Assié, C. Gauvain, V. Bonnefoy, A. Cortot, C. Chouaid, A. Scherpereel, I. Monnet
| Article suivant Article suivant
  • Activité intracrânienne du selpercatinib (LOXO-292) chez les patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) exprimant le gène de fusion RET dans le cadre de l’essai LIBRETTO-001
  • V. Subbiah, J. Gainor, G. Oxnard, S. Tan, D. Owen, B. Cho, H. Loong, C. Mccoach, J. Weiss, Y. Kim, L. Bazhenova, K. Park, H. Daga, B. Besse, O. Gautschi, S. Ng, X. Huang, A. Drilon

Déjà abonné à cette revue ?