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Place de la chirurgie après échec de l’extraction endoscopique des corps étrangers inhalés ; à propos de 26 cas - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.272 
M. Hadj Dahmane , I. Bouassida, A. Abdelkbir, H. Zribi, I. Abdenadher, S. Zairi, A. Marghli
 Service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire Abderahmen Mami, Ariana, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’inhalation accidentelle de corps étranger (CE) est fréquente chez l’enfant et exceptionnelle chez l’adulte. Elle représente une urgence respiratoire pouvant mettre en jeu le pronostic vital. L’extraction de CE est réalisée grâce à la fibroscopie bronchique ou à la bronchoscopie rigide. La chirurgie s’impose en cas d’échec d’extraction endoscopique.

Méthodes

Nous rapportons une étude rétrospective réalisée sur une période de 25 ans (entre janvier 1994 et décembre 2019) concernant 45 cas de CE endobronchiques pris en charge au service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire de l’Ariana.

Résultats

Nous avons répertorié 45 dossiers de patients admis pour corps étrangers trachéobronchiques. Il s’agissait de 14 hommes et 31 femmes dont l’âge moyen était de 13 ans. Le délai de consultation était variable. Le siège du CE était à droite dans 30 cas. Sur le plan clinique, la toux était retrouvée chez tous les patients. Le syndrome de pénétration était le maître symptôme révélateur, retrouvé dans 31 cas, suivi des infections respiratoires à répétition retrouvés chez 13 cas. L’extraction du CE a été réalisée par bronchoscopie avec succès dans 19 cas. Le recours à la chirurgie a été observé dans 26 cas. Seize patients ont eu une lobectomie devant des lésions de dilatation de bronche secondaires, 8 patients ont eu une extraction par bronchotomie et 2 ont eu une résection parenchymateuse atypique emportant le CE (en wedge). La voie d’abord était une VATS dans 3 cas et une thoracotomie postérolatérale dans 23 cas. La nature du CE était variable mais restait largement dominée par les épingles à foulards surtout chez les jeunes filles dans 78 % des cas et le CE alimentaire type cacahouète retrouvé dans 4 % des cas. Les suites opératoires étaient simples dans 97 %. Aucune mortalité périopératoire n’a été relevée.

Conclusion

Les corps étrangers trachéobronchiques sont fréquents chez les enfants. Ils peuvent passer inaperçus et se manifester par des infections bronchopulmonaires résistantes à tout traitement. La chirurgie des corps étrangers intrabronchiques ne doit être une alternative thérapeutique qu’après échec de l’endoscopie bronchique. Les mesures préventives surtout chez l’enfant restent le meilleur traitement.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 131 - janvier 2021 Retour au numéro
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