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Épanchements pleuraux éosinophiliques. Intérêt de l’éosinophilie sanguine dans l’orientation étiologique : étude de cohorte rétrospective multicentrique - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.288 
E. Caradec , C. Tcherakian
 Pneumologie, Suresnes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les épanchements pleuraux éosinophiliques (EPE) sont définis par un taux d’éosinophiles supérieur ou égal à 10 % dans le liquide pleural. Ce sont des pathologies rares mais non exceptionnelles associées à des étiologies très variées, pouvant poser des difficultés diagnostiques en pratique clinique courante. L’objectif principal est de comparer les caractéristiques et les étiologies des EPE selon leur niveau d’éosinophilie sanguine avec un seuil d’éosinophilie sanguine défini à 0,5 G/L. L’objectif secondaire est d’établir un algorithme d’aide au diagnostic de la pathologie sous-jacente à partir de variables clinicobiologique.

Méthodes

Étude de cohorte rétrospective, observationnelle et multicentrique menée entre janvier 2015 et avril 2020 incluant tous les épanchements pleuraux ayant au moins 10 % de PNE sur une première ponction pleurale. L’algorithme diagnostique a été réalisé à l’aide de l’apprentissage machine.

Résultats

Deux cent neuf patients ont été inclus dans l’analyse sur les 4633 ponctions pleurales réalisées à l’hôpital Foch, le groupe hospitalier Est parisien et le groupe hospitalier Paris Seine-St-Denis (Tableau 1). Les étiologies des EPE étaient significativement différentes en fonction du niveau d’éosinophilie sanguine (p<0,001) et du niveau d’éosinophilie pleurale (p<0,001). La mortalité était plus importante pour les EPE associés à une éosinophilie sanguine inférieure à 0,5 G/L (32 % vs. 9,9 %, p=0,018). L’algorithme d’aide au diagnostic étiologique de l’EPE présentait une performance moyenne (accuracy 43 %, IC95 % [0,33 ; 0,53]).

Conclusion

L’orientation étiologique face à un épanchement pleural éosinophilique doit comprendre une analyse fine de l’éosinophilie pleurale et sanguine. Des outils d’aide au diagnostic étiologique peuvent être utilisés mais leur performance diagnostique reste à améliorer.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 137-138 - janvier 2021 Retour au numéro
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