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Prévalence et prédicteurs du syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil dans la dépression majeure : une étude sur 703 individus - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.387 
M. Hein , J.P. Lanquart, G. Loas, P. Hubain, P. Linkowski
 Hôpital Erasme, université libre de Bruxelles (ULB), Bruxelles, Belgique 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Plusieurs études ont investigué la prévalence et les facteurs de risque de la dépression majeure chez les individus avec un syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Or, peu d’études ont investigué la prévalence et les facteurs de risque du syndrome d’apnées obstructives du sommeil dans la dépression majeure. Et donc, le but de notre étude était d’investiguer la prévalence et les facteurs de risque du syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil dans un large échantillon d’individus déprimés majeurs.

Méthodes

Les données de 703 individus déprimés majeurs recrutés à partir de la base de données du laboratoire du sommeil ont été analysées. Un index d’apnées–hypopnées obstructives15 événements par heure a été utilisé comme cut-off pour le diagnostic de syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil. Une analyse par régression logistique a été réalisée pour déterminer les facteurs de risque cliniques et démographiques du syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil dans la dépression majeure.

Résultats

La prévalence du syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil dans notre échantillon d’individus déprimés majeurs était de 13,94 %. L’analyse multivariée par régression logistique a démontré que le sexe masculin [OR : 10,71 (IC95 % : 5,02–22,86)], le ronflement [OR : 2,36 (IC95 % : 1,27–4,39)], la somnolence diurne excessive [OR : 2,45 (IC95 % : 1,39–4,35)], une plainte d’insomnie moins sévère [OR : 3,51 (IC95 % : 1,96–6,29)], la présence d’un syndrome métabolique [OR : 2,45 (IC95 % : 1,19–5,02)], un âge50 ans [OR : 3,42 (IC95 % : 1,94–6,02)], un indice de masse corporelle30kg/m2 [OR : 2,62 (IC95 % : 1,20–5,73)], une ferritine300μg/L [OR : 2,27 (IC95 % : 1,22–4,20)], une CRP>7mg/L [OR : 2,76 (IC95 % : 1,05–7,23)] et une durée de sommeil8heures [OR : 1,77 (IC95 % : 1,03–3,05)] étaient des facteurs de risque significatifs du syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil dans la dépression majeure.

Conclusion

Le syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil est une pathologie fréquente dans la dépression majeure. L’identification de ces différents facteurs de risque ouvre de nouvelles perspectives pour une meilleure prise en charge du syndrome modéré à sévère d’apnées obstructives du sommeil chez les individus déprimés majeurs.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 177-178 - janvier 2021 Retour au numéro
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