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Impact du tabagisme sur la sévérité du syndrome d’apnée hypopnée du sommeil - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.400 
M. Bougrida 1, , W. Bouzekri 2, M. Martani 3, M.K. Bourahli 4
1 25/914, Constantine, Algérie 
2 Physiologie clinique et explorations fonctionnelles, CHU Benbadis, Constantine, Algérie 
3 Physiologie clinique et explorations fonctionnelles, CHU Benbadis, laboratoire de recherche des maladies métaboliques faculté de médecine université 3, Constantine, Algérie 
4 Physiologie clinique et explorations fonctionnelles, CHU Benbadis, laboratoire de recherche des maladies métaboliques faculté de médecine université, Constantine, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil SAHOS est souvent associé à des comorbidités telles que : le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle et le tabagisme. Le tabagisme semble ainsi être un facteur aggravant le SAHOS.

Objectif

Le but de notre étude est de démontrer l’impact du tabac sur la sévérité du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS).

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive, cas témoins concernant deux groupes de patients atteints de SAHOS réalisée dans le service de physiologie clinique et des explorations fonctionnelles. Population : 20 patients de sexe masculin atteints de SAHOS fumeurs dont 9 présentent une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) comparés à un groupe de 20 patients présentant un SAHOS non fumeurs. Après un examen clinique avec évaluation de la somnolence diurne excessive (SDE) par l’échelle d’Epworth, une polysomnographie (appareil type Weimann) ainsi qu’une exploration fonctionnelle respiratoire (spiromètre type ZA N 100 répondant aux critères ATS/ERS 2005) ont été réalisés chez tous nos patients.

Résultats

La moyenne de l’indice d’apnée hypopnée (IAH) des fumeurs était sévère et significativement supérieure à celle des non-fumeurs 33,4/h versus 15,6/h, de même que l’index de désaturation en oxygène 44,2/h versus 15,9/h. Par ailleurs, la moyenne de l’indice de masse corporelle (IMC) était en faveur d’une obésité grade I chez les fumeurs 33,9kg/m2 contre un surpoids chez les non-fumeurs. D’un point de vu clinique, le ronflement était observé chez les deux groupes, par contre, la SDE était significativement plus importante chez les fumeurs.

Conclusion

Les résultats de cette étude ont objectivé un SAHOS sévère chez les fumeurs, de ce fait en plus du traitement par pression positive continue (PPC), le sevrage tabagique et l’hygiène de vie s’avèrent nécessaires.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 183 - janvier 2021 Retour au numéro
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  • L’âge est-il un facteur de mal observance du traitement par pression positive continue ?
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