S'abonner

Utilisation des services de santé et coûts associés chez des patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique traités par nintédanib ou pirfénidone - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.413 
P. Bonniaud 1, , V. Cottin 2, P. Spagnolo 3, M. Nolin 4, F. Dalon 4, K.U. Kirchgässler 5, J. Chia 6, T. Kamath 6, E. Van Ganse 7, M. Belhassen 4
1 CHU, Dijon, France 
2 HCL UCBL, Lyon, France 
3 Université de Padoue, Padova, Italie 
4 PELyon, Lyon, France 
5 Roche, Bâle, Suisse 
6 Genentech, San Francisco, États-Unis 
7 CHU de Lyon, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction

La pirfénidone et le nintédanib sont les seuls médicaments approuvés pour le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). L’objectif de cette étude était de décrire l’utilisation des ressources de santé (URS) des patients (pts) atteints de FPI nouvellement traités par la pirfénidone ou le nintédanib et de comparer les coûts associés aux deux traitements.

Méthodes

Une étude de cohorte basée sur des données du Système national des données de santé (SNDS) français a été réalisée chez des pts atteints de FPI âgés de50 ans et traités par anti-fibrotiques entre janvier 2015 et décembre 2016. Les traitements (y compris les anti-fibrotiques), consultations et actes médicaux, hospitalisations et URS indirectes ont été évalués. Les coûts annualisés des URS associées ont été estimés et comparés entre les deux groupes de traitement pendant le suivi, après ajustement sur des variables confondantes, à l’aide de modèles linéaires généralisés utilisant une distribution gamma.

Résultats

Parmi les 7194 pts ayant un diagnostic de FPI au cours de la période de l’étude, 804 ont débuté un traitement par la pirfénidone (11,2 %) et 509 par le nintédanib (7,1 %). Les pts nouvellement traités par le nintédanib avaient des coûts significativement plus élevés pour les traitements médicaux (coût annuel médian : 24 311€ vs 22 006€, p=0,0002), les consultations (381€ vs 359€, p0,0001), et la totalité des URS associées (28 882€ vs 27 980 €, p=0,02) que ceux recevant de la pirfénidone. Aucune différence statistiquement significative n’a été observée pour les actes médicaux (276 € vs 581€, p=0,23), les hospitalisations (1398€ vs 2181€, p=0,6646) et les coûts de l’URS indirecte (165€ vs 188€, p=0,09) entre le nintédanib et la pirfénidone, respectivement.

Conclusion

Le coût des traitements, des consultations médicales et les coûts totaux de l’URS sont plus faibles chez les patients traités par pirfénidone que chez ceux traités par nintédanib. Bien que l’interprétation des données soit limitée par la méthodologie liée à une étude observationnelle et peut ne pas s’appliquer à d’autres pays que la France, ces résultats suggèrent des différences de coûts possibles entre les deux anti-fibrotiques disponibles.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 189-190 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Changement d’anti-fibrosant pour une progression de la fibrose pulmonaire idiopathique : une stratégie efficace ?
  • T. Boghanim, R. Borie, A. Le Borgne, A. Didier, B. Crestani, G. Prevot
| Article suivant Article suivant
  • Exploration du parcours de vie des patients/aidants dans la fibrose pulmonaire idiopathique, à travers une étude ethnographique
  • L. Ahmed, E. Bergot, G. Prevot, V. Cottin

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?