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Un algorithme simple pour une classification phénotypique de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.098 
A. Saidane , J. Ben Ammar, H. Zaibi, E. Ben Jemai, H. Aouina
 Pneumologie, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La broncho-pneumopathie chronique Obstructive (BPCO) est une maladie très hétérogène. Récemment, une approche mathématique a permis de définir des phénotypes très pertinents.

Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective, transversale, descriptive et analytique, menée dans le service de pneumologie à l’hôpital Charles Nicolle et incluant 72 patients suivis pour une broncho-pneumopathie chronique obstructive, durant la période allant du mois de septembre 2017 au mois de mai 2018. Ils ont bénéficié d’une spirométrie, d’un Holter rythmique des 24 H et d’une écho-cœur. On a réparti les malades en 5 clusters: -Cluster 1: malade diabétique et/ou coronarien et dyspnée stade (3–4) NYHA. -Cluster 2: malade diabétique et/ou coronarien et dyspnée stade (0–2) NYHA, âgé de moins de 70 ans et non obèse. -Cluster 3: malade diabétique et/ou coronarien et dyspnée stade (0–2) NYHA, âgé de moins de 70 ans et obèse. -Cluster 4: malade non diabétique ni coronarien et dyspnée stade (3-4) NYHA et VEMS <35%. -Cluster 5: malade non diabétique ni coronarien et dyspnée stade (0–1) NYHA et VEMS >60%.

Résultats

L’âge moyen des patients était de 67 ans. (72,5%) de nos patients étaient tabagiques. Quant à la sévérité de la maladie, (4 cas) étaient classés en Gold A, (12 cas) en Gold B, (5 cas) en Gold C et (51 cas) en Gold D. Quant au Profile Spirométrique, le VEMS moyen était de (44,15%). La CVF moyenne était (59,93%). On a noté que (13,88%) des cas étaient inclus au cluster 1. Ils étaient tous exacerbateurs fréquents et ont présenté plus d’arythmies cardiaques graves (90%). Tandis que (80,58%) des cas inclus au cluster 2 dont (50%) étaient des exacerbateurs fréquents et (25%) ayant des arythmies graves. Seulement (1,38%) des cas étaient inclus au cluster 3. Ces malades n’étaient pas exacerbateurs fréquents et ont tous présenté des arythmies cardiaques. Environ (4,16%) des cas inclus au cluster 4 étaient tous des exacerbateurs fréquents.

Conclusion

En conclusion, il est clairement établi que la répartition phénotypique des malades atteints de BPCO est capitale pour une approche thérapeutique ciblée. Le phénotype BPCO comorbide (Cluster 1) est grevé d’un plus mauvais pronostic.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 54 - janvier 2021 Retour au numéro
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