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Téléreadaptation respiratoire en période de crise sanitaire - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.149 
A. Detree , S. Benkharraz
 Groupe Hospitalier Loos Haubourdin, Loos, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

En période épidémique de circulation du virus de la COVID-19, les centres de réhabilitation respiratoire ont dû déprogrammer leur activité pour accueillir les patients post-COVID en fonction des besoins régionaux. Au moment du déconfinement, il a fallu repenser à la reprise des activités collectives, tout en limitant la propagation du virus et en respectant les mesures barrières. En s’inspirant des recommandations de l’ERS d’avril 2020, nous avons décidé de proposer des stages plus courts avec de la téléréhabilitation.

Méthodes

Les patients inclus étaient d’accord pour respecter les mesures barrières et présentaient une dyspnée invalidante. Ils devaient être équipés d’un support informatique et ne pas avoir de contre-indication selon les recommandations de la réhabilitation classique. Le stage commençait par une évaluation en présentiel pendant 2 semaines. Une spirométrie était réalisée en début et fin de stage. La tolérance à l’effort était évaluée par un test de marche ; la qualité de vie et l’anxiété dépression, par des questionnaires (DIRECT, VQ11, HAD). Les séances de téléconsultation étaient assurées par un kinésithérapeute qualifié, 2 fois par semaine pendant 4 semaines, et un programme personnalisé leur était remis (gymnastique, Qi Gong, relaxation). Le médecin effectuait une téléconsultation à mi-stage et une évaluation finale en présentiel.

Résultats

Nous avons inclus 12 patients, dont 8 femmes (6 BPCO, 2 asthmatiques, 3 syndromes d’hyperventilation et 1 ACO), avec une moyenne d’âge de 57 ans. L’analyse des résultats montre : un IMC moyen de 33,12kg/m2, un Tiffeneau moyen de 70,1 %, score EPICES moyen à 30,07. La progression au test de marche moyenne est de 44,8 mètres. Il n’y a pas de modification significative de la spirométrie. On retrouve une amélioration des questionnaires HAD (−3,58 points en moyenne, −1,8 pour HDépression et −1,3 pour HAnxieté) avec des scores moyens significatifs à l’entrée (HA à 9,25 et HD à 6,7). La qualité de vie et le handicap sont améliorés avec une diminution du VQ11 moyen de 4,5, et du score direct de 5 points. Aucun événement indésirable n’est venu compliquer les stages (pas d’hospitalisations, pas d’abandon du stage, aucun décès). Un patient a dû cesser temporairement les activités en raison d’un érysipèle.

Conclusion

La téléréhabilitation semble sécuritaire et efficace après une évaluation en présentiel et une mise en condition d’emblée dans l’environnement du patient pour une meilleure adhésion à l’activité physique adaptée.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 76 - janvier 2021 Retour au numéro
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