S'abonner

Les caractéristiques cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives de l’exacerbation de BPCO dans un centre tunisien - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.201 
R. Ben Jazia 1, , A. Faidi 1, I. Kharrat 1, A. Kacem 1, R. Mzoughi 1, E. Mnasser 1, J. Ayachi 2, A. Maatallah 1
1 Pneumologie, Kairouan, Tunisie 
2 Réanimation médicale, Kairouan, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La BPCO est un problème majeur de santé publique aussi bien au niveau mondial qu’au niveau national. La BPCO serait la 5e cause d’handicap et la 3e cause de mortalité en 2020 dans le monde d’où la nécessité d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge appropriée. Les exacerbations aiguës de BPCO (EA BPCO) impactent fortement la qualité de vie des patients qui en souffrent et contribuent au déclin de la fonction pulmonaire. Aussi, elles sont associées à une mortalité importante et ont un coût socioéconomique considérable.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant des patients porteurs de BPCO hospitalisés au service de pneumologie au centre hospitalo-universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan pour EA BPCO entre janvier 2014 jusqu’à décembre 2019. Les caractéristiques cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives des EA BPCO ont été recueillis.

Résultats

Dans notre étude, 200 patients ont été recensés. Ils étaient relativement âgés avec une moyenne d’âge de 69±10,38 ans, plutôt de sexe masculin (91 %) et tabagiques (90 %) avec une consommation moyenne de 49,71 PA. Les comorbidités cardiovasculaires étaient les plus fréquentes (57,3 %). La majorité des patients étaient classés groupe C et D selon GOLD avec respectivement 35,5 % et 56 %. L’EA était révélatrice de la maladie chez 10 % des patients. Quarante-six pour cent des EA BPCO étaient Anthonisen type I. La principale cause d’EA était l’origine infectieuse (90 %). L’ECBC était pratiqué chez seulement 17 % des patients. Il était pathologique dans 32,4 % des cas. Les principaux germes identifiés étaient : le Streptococcus pneumoniae (25 %), Klebsiella pneumoniae (25 %) et Pseudomonas aeruginosa (16,66 %). Le traitement était a base d’une oxygénothérapie de courte durée (59,5 %), nébulisation de bronchodilatateurs (association B2 CDA+ AC CDA : 97,5 %), la corticothérapie systémique intra-veineuse (91 %), une antibiothérapie (90 %). On a constaté une sous-utilisation de la VNI au cours des acidoses respiratoires (6,5 %). La durée moyenne d’hospitalisation était de 8,86±5,92jours. L’évolution était marquée par le retour à domicile dans 95,5 % des cas, le transfert en réanimation (3,5 %) et le décès (1 %).

Conclusion

Les EA BPCO ont un impact défavorable sur l’histoire naturelle de la BPCO, contribuent au déclin de la fonction respiratoire et altèrent la qualité de vie des patients. Dans les formes évoluées, elles peuvent mettre en jeu le pronostic vital des patients.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 98 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Profil des patients BPCO dénutris
  • R. Djebaili, B. Chiboub, R. Direche, A. Djebbar
| Article suivant Article suivant
  • La CRP facteur inflammatoire de la BPCO
  • D. Ihadadene, M. Gharnaout

Déjà abonné à cette revue ?