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Stimulation cérébrale et maladie de Parkinson - 08/11/22

[17-060-A-55]  - Doi : 10.1016/S0246-0378(22)44896-2 
D. Guehl, MD, PhD a, b, , P. Burbaud, MD, PhD a, b, E. Courtin, MD b, E. Cuny, MD a, b, c, N. Damon-Perrière, MD b
a UMR 5293, Institut des maladies neurodégénératives, Centre national de la recherche scientifique, Université de Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 
b Service de neurophysiologie clinique de l'enfant et de l'adulte, Centre hospitalier universitaire de Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 
c Service de neurochirurgie, Centre hospitalier universitaire de Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Résumé

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative des neurones dopaminergiques à l'origine de symptômes moteurs tels qu'un tremblement, une akinésie, une rigidité et des troubles posturaux. Un traitement dopaminergique par lévodopa et agonistes dopaminergiques parvient à restaurer une motricité proche de la normale pendant les premières années d'évolution de la maladie. Cependant, après 5 ans d'évolution, ces traitements ne parviennent plus à rétablir une motricité compatible avec une qualité de vie acceptable. Les années 1990 ont connu un renouveau en matière de chirurgie fonctionnelle dans le cadre de la maladie de Parkinson. Parallèlement à ces évolutions technologiques, nos connaissances sur l'organisation fonctionnelle des ganglions de la base se sont enrichies. C'est ainsi qu'une stimulation cérébrale profonde à haute fréquence des noyaux sous-thalamiques a été proposée pour réduire les symptômes principaux de la maladie, les fluctuations motrices et améliorer la qualité de vie des patients. Cependant, ces résultats ne sont obtenus que pour des malades correctement sélectionnés et pris en charge par des équipes spécialisées dans la chirurgie fonctionnelle des mouvements anormaux. Par ailleurs, les patients opérés peuvent être confrontés à divers effets indésirables pouvant retentir sur leur qualité de vie et qu'il faut savoir gérer au cas par cas. L'évolution régulière des technologies dans le domaine de la médecine laisse penser que, dans un futur proche, des améliorations peuvent être apportées dans les modalités d'application de la stimulation à haute fréquence, notamment à travers le développement d'interfaces cerveau-machine.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Maladie de Parkinson, Stimulation haute fréquence, Stimulation cérébrale profonde, Noyau sous-thalamique


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