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Déterminants des exacerbations selon le sexe chez les patients BPCO : cohorte PALOMB - 12/01/25

Doi : 10.1016/j.rmra.2024.11.074 
N. Jestin-Guyon 1, , E.H. Ouaalaya 1, Z. Betancourt-Rial 1, A. Bernady 2, E. Berteaud 1, J. Casteigt 3, L. Falque 4, F. Le Guillou 5, J. Moinard 2, M. Molimard 6, L. Nguyen 7, C. Nocent 8, A. Ozier 7, M. Staali 9, C. Raherison-Semjen 1, 10
1 Université de Bordeaux, Inserm UMR1219, Bordeaux Population Health Centre de Recherche, équipe EPICENE, Bordeaux, France 
2 Cabinet médical, Bordeaux, France 
3 Cabinet médical, Saint-Médard-en-Jalles, France 
4 Centre médical Bordeaux Rive Droite, Cenon, France 
5 Centre médical L’Esquirol, Le Pradet, France 
6 CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
7 Clinique Saint-Augustin, Bordeaux, France 
8 Centre hospitalier de la Côte Basque, Bayonne, France 
9 Centre de réhabilitation Avicenne, Libourne, France 
10 CHU de la Guadeloupe, Pointe-à-Pitre, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les femmes avec une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ont des symptômes différents et une forme de la maladie plus sévère, à savoir plus d’exacerbations que les hommes. L’objectif est d’étudier les différences entre les hommes et les femmes concernant la fréquence des exacerbations en France.

Méthodes

Patients à tous stades de sévérité BPCO inclus depuis 2013 et suivis en vie réelle par près de 50 pneumologues (indépendants ou hospitaliers) au sein de 2 régions (Aquitaine et Charentes). Des modèles de régression logistique multivariable ont été utilisés pour identifier les déterminants du profil exacerbateur fréquent (≥2 ; au cours des 12 derniers mois) avec correction de Bonferroni.

Résultats

En février 2024, un total de 3265 patients étaient inclus et 36,7 % étaient des femmes. Les femmes avaient plus d’exacerbations (≥2) que les hommes (31,3 vs 22,9 %). Chez les patients au profil exacerbateur fréquent (≥2 ; n=849) les hommes avaient plus de toux (77,8 vs 69,1 %) et d’expectoration (63,3 vs 51,2 %). En analyse multivariée, le sexe féminin était associé à un risque plus élevé d’avoir des exacerbations fréquentes (≥2) (ORa=1,52 ; IC95 %[1,28–1,81]). Selon les modèles stratifiés, les stades de sévérité GOLD III-IV, l’anxiété et l’expectoration étaient des facteurs communs associés aux exacerbations chez les hommes et les femmes. Chez les femmes on retrouvait l’âge jeune, la dyspnée (mMRC2), une probabilité plus élevée d’être vaccinée contre le pneumocoque, tandis que chez les hommes on retrouvait la toux, une profession à risque de BPCO, une probabilité plus élevée d’être vacciné contre la grippe, d’avoir un traitement et d’avoir été en réhabilitation au cours des 12 derniers mois.

Conclusion

Dans une vaste cohorte en vie réelle de patients BPCO, nos résultats suggèrent que les facteurs expliquant les exacerbations chez les hommes et les femmes sont différents et que les femmes ont plus d’exacerbations.

Soutiens

Fondation Bordeaux université, Boehringer Ingelheim, Chiesi, Gsk, Isis Medical, Novartis.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2024  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 17 - N° 1

P. 27-28 - janvier 2025 Retour au numéro
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  • Analyse descriptive des patients avec BPCO décédés entre 2017 et 2021 en France
  • L. Guilleminault, A. Renoux, A. Sommet, N. Costa, M. Mounié, M. Lafaurie
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  • Investigations génétiques des pneumopathies interstitielles diffuses de l’enfant et de l’adulte jeune
  • C. Louvrier, R. Borie, V. Nau, T. Desroziers, F. Dastot-Le Moal, C. Kannengiesser, I. Ba, S. Amselem, E. Manali, N. Nathan, M. Legendre, CRMR RespiRare et OrphaLung

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