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Les effets d’une exposition prolongée à la lumière modérée en fonction de l’âge - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.139 
V. Gabel , M. Maire, C. Reichert, C. Schmidt, C. Cajochen, A. Viola
 Centre for Chronobiology, Psychiatric Hospital of the University of Basel, Bâle, Suisse 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Dans cette étude nous examinons le rôle d’une exposition prolongée à la lumière comme une contre-mesure aux effets délétères d’une privation de sommeil sur la vigilance, les profils circadiens de la mélatonine et du cortisol, et sur la variation de température et d’activité chez des sujets jeunes et âgés.

Méthodes

Vingt-six jeunes participants et 12 plus âgés ont effectués 3 sessions au sein du laboratoire, qui consistaient en une privation de sommeil de 40h avec une exposition prolongée à une lumière faible (DL : 8 lux), à une lumière blanche (WL : 250 lux) ou à une lumière blanche enrichie en rayon bleus (BL : 250 lux). Des questionnaires et des tests cognitifs ont été complétés régulièrement afin d’évaluer le degré de fatigue des participants et des échantillons salivaires ont été collectés pour estimer le profil de la mélatonine et du cortisol. La température de la peau ainsi que l’activité ont été enregistrées en continue.

Résultats

L’exposition à la lumière lors d’un éveil prolongé induit une diminution significative de la fatigue chez les jeunes et les plus âgés. Au contraire, la diminution de la concentration de la mélatonine est observée uniquement chez les jeunes que la lumière soit enrichie en rayon bleu ou non. Aucune différence significative n’est observée pour le cortisol avec la WL comparée à la DL dans les 2 groupes, mais l’exposition à la BL diminue le niveau chez les jeunes alors qu’elle l’augmente chez les plus âgés. Aucune différence significative n’a été démontrée dans les 2 groupes pour le test visuel du 3-back lorsque les participants sont exposés à la BL, cependant, l’exposition à la WL diminue les performances chez les jeunes. La température est augmentée uniquement chez les plus âgés après la BL et la WL. La BL augmente l’activité chez les jeunes alors qu’elle la diminue chez les plus âgés, contrairement à la WL qui diminue l’activité chez les plus jeunes et l’augmente chez les plus âgés.

Conclusion

Nos résultats démontrent la présence d’une modulation liée à l’âge des effets non visuels de la lumière lors d’un éveil prolongé. Ainsi, l’utilisation d’une lumière d’intensité modérée lors du travail de nuit a des effets différents sur les travailleurs jeunes et plus âgés.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 13-14 - janvier 2015 Retour au numéro
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  • S. Krsmanovic
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