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Étude des réveils nocturnes chez l’enfant de 2 à 5 ans dans la cohorte mère-enfant EDEN : approche par trajectoires - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.111 
E. Reynaud , B. Heude, M.-A. Charles, S. Plancoulaine
 Inserm unité 1018 équipe 10, Villejuif, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Environ un quart des enfants de moins de 5ans présentent des réveils nocturnes fréquents, baissant la qualité de leur sommeil. Ces troubles sont notamment associés à des difficultés neuropsychologiques et des risques d’obésité ultérieurs. Des facteurs de risques ont été identifiés par des études transversales (allaitement, présence parentale). Très peu d’études longitudinales ont été réalisées. Notre objectif est de décrire l’évolution des réveils nocturnes des enfants de 2 à 5ans dans la cohorte de naissance EDEN et identifier les facteurs de risque associés.

Méthodes

Nous disposions d’informations sur le sommeil des enfants à 2, 3 et 5ans, le niveau socio-économique des parents, la mère (âge à l’accouchement, dépression, terme), l’enfant (sexe, index pondéral, rang dans la fratrie), l’environnement péri- et postnatal (allaitement, tabagisme passif et modalités de coucher). Au total, 1328 enfants (626 garçons) ont été inclus dans l’élaboration des trajectoires de réveils nocturnes par la méthode du « group based trajectory modeling » et 1173 (555 garçons) d’entre eux ont permis l’analyse des facteurs associés.

Résultats

Deux trajectoires d’évolution des réveils nocturnes ont été identifiées, une où les enfants se réveillent très peu tout au long du suivi, regroupant 74 % de la population, l’autre où les enfants se réveillent plus fréquemment, tout particulièrement à 3ans. De mauvaises habitudes de coucher, comme la prise d’un biberon la nuit (OR=1,38 [1,00–1,91]) ou la présence des parents à l’endormissement de l’enfant (OR=1,82 [1,08–3,05]), ainsi qu’un plus faible revenu (OR=2,40 [1,49–3,87] pour les revenus mensuels<1500euros/mois vs >3000) sont des facteurs de risques d’appartenance à la trajectoire de réveils nocturnes les plus fréquents. Chez les garçons le tabagisme passif (OR=2,79 [1,54–5,05]) est aussi associé à cette trajectoire.

Conclusion

Ces résultats permettent de discerner différentes évolutions de réveils nocturnes et leurs facteurs de risque associés. Certains d’entre eux comme le tabagisme passif, les modalités de coucher sont modifiables. Leur prise en charge pourrait améliorer la qualité du sommeil des enfants et potentiellement leur état de santé ultérieur.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 2 - janvier 2015 Retour au numéro
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