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Phénotype du SAS sévère exploré en pneumologie - 19/03/15

Doi : 10.1016/j.msom.2015.01.013 
Kamila Sedkaoui , Sandrine Pontier, Ludivine Leseux, Alain Didier
 Service de pneumologie-allergologie, hôpital Larrey, CHU de Toulouse, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est une pathologie fréquente dans la population générale. Sa prévalence est très élevée parmi les patients avec des pathologies métaboliques et cardiovasculaires. L’objectif de notre étude rétrospective est de déterminer le phénotype des patients présentant un SAS sévère (IAH>30/h).

Méthodes

Différents services du CHU de Toulouse adressent leurs patients à l’unité de sommeil du service de pneumologie pour un enregistrement polygraphique ventilatoire dans le cadre du dépistage de troubles respiratoires du sommeil dans un contexte de comorbidités.

Résultats

Au premier semestre 2014, 70 patients ont été diagnostiqués avec un SAS sévère (IAH moyen=44,7/h). L’âge moyen de ces patients est de 60ans avec une nette prédominance du sexe masculin (67 %). Les patients sont en surpoids (IMC=32,57). On observe une prédominance des SAS obstructifs (88 %). Les SAS mixtes et centraux correspondent à 12 % de nos patients analysés. L’index de désaturation en oxygène est de 41,2/h en moyenne. La saturation moyenne à l’éveil est de 93,9 % contre 91,3 % au cours du sommeil. La plupart des patients présentent des comorbidités multiples. Par ailleurs, les plus fréquentes sont : l’hypertension artérielle (50 %), l’obésité (41 %), le diabète (27 %) et la dystrophie myotonique de Steinert (6 %). Dans le sous-groupe des patients présentant un SAS mixte ou central, on retrouve un IAH moyen de 51,1/h et un index de désaturation de 52,5/h. Les comorbidités associées sont : l’HTA (62 %), le diabète (25 %), la myopathie de Steinert (12,5 %)

Conclusion

L’association de plusieurs pathologies constitue un facteur de risque supplémentaire de sévérité du SAS. Notre étude confirme la fréquence élevée du SAS obstructif comparé au SAS central et mixte, l’IAH moyen et l’index nocturne de désaturation en oxygène sont plus élevés dans le SAS central.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 12 - N° 1

P. 24 - janvier 2015 Retour au numéro
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